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Sylvie Mourges est une amie pleine de charme qui dirige un merveilleux hôtel 4 étoiles situé sur le Vieux Port. Enfin… qui dirigeait. En effet, j’ai appris que Sylvie ne ferait plus partie du personnel de l’hôtel dans quelques jours et qu’elle le savait quand elle a enregistré l’émission.
J’avoue ne pas comprendre pourquoi elle a accepté de faire l’émission en sachant qu’elle était débarquée mais j’aurai sans doute la réponse un jour prochain.
Reste quelqu’un de touchant et d’intelligent qui a dirigé la communication du Sofitel durant des années et qui a été un des artisans de la montée en puissance du navire amiral d’Accor qui a été son premier 5 étoiles en France.

Marc Crousillat était le dernier invité de mon émission. Il fut le candidat malheureux à la Présidence du Cercle des Nageurs de Marseille, premier club privé de natation de France, fort de ses 4 000 membres et de ses 5 millions d’euros de budget. Véritable institution marseillaise (pour laquelle j’ai travaillé 3 ans comme directeur général), il est l’objet de convoitise car son président est reçu et écouté par toutes les édiles que compte la ville.
Marc est l’ancien capitaine de l’équipe de Water Polo plusieurs fois championne de France. Ancien vice-président du CNM (il a démissionné depuis de toutes ses fonctions), fondateur dirigeant de MCO, agence événementielle, il avait toute la légitimité pour se présenter à la succession de l’actuel président Paul Leccia qui l’avait même désigné comme dauphin mais… ce dernier a changé d’avis et s’est représenté à sa propre succession.
Tricherie ? Mauvais joueur ? Reste que Marc a contesté le résultat des élections et que l’affaire est désormais entre les mains de la justice qui a saisi les bulletins de vote et les ordinateurs du CNM afin de mener l’enquête…
Saura-t-on un jour la vérité ?

Certaines émissions sont plus réussies que d’autres. Cela peut venir de l’animateur qui n’a pas la forme ou qui pense à autre chose ou bien parfois à son invité qui ne “donne“ pas ce qu’il imaginait. Le stress des conditions du direct, les caméras et les techniciens qui peuplent les plateaux de télévision peuvent impressionner et annihiler les plus bravaches.
C’est ce qu’il s’est passé avec mon invité de la semaine dernière. Jeannine Denis est une personne âgée pour qui j’ai beaucoup de tendresse et d’amitié. Elle a connu une vie pleine de malheur entre un mari violent et des enfants perturbés qu’elle a essayé d’élever malgré tout sans moyens. Passionnée par la chanson, elle décide de descendre faire la manche dans la rue pour gagner de quoi les nourrir et les habiller.
Connue de tous les marseillais, “la chanteuse des rues“ nourrit un rêve : avant de mourir, elle aimerait chanter devant une salle de spectacle pleine. Il se pourrait bien que j’exauce son rêve un jour…

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Samedi, je suis l’invité spécial d’une émission de radio “Génération 2.0“ sur Radio Dialogue (89,6 MHz à Marseille et 101,9 à Aix-en-Provence). C’est mon premier et plus jeune fan, le célèbre Kekecool, qui est désormais animateur sur cette station qui m’a proposé de venir parler dans le poste.
Je n’ai aucune idée de ce que je vais raconter ni des questions que l’on va me poser et j’en suis RAVI. Un peu comme le restaurateur qui se met les pieds sous la table pour goûter la cuisine d’un confrère, je suis vraiment content de passer de l’autre côté du miroir et d’arriver derrière un micro sans rien avoir préparé.
J’espère juste ne pas dire trop de conneries…
 

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Aujourd’hui, j’étais invité à monter à bord du porte-avions nucléaire “Ike Eisenhower“, défendant les couleurs de la marine américaine sur les 7 mers du globe. 3 000 hommes, 40 avions (principalement des F18)… impressionnant bien que commençant à être vieillissant (le navire a été mis en service en 1977).
J’ai visité les 11 étages du navire et suis resté un long moment en arrêt devant les avions posés sur le pont d’envol, aussi beaux que terrifiants lorsqu’on imagine la puissance de feu que ces aéronefs sont capables de déclencher. Il fut impossible de savoir d’où le navire venait et où il se rendrait après son escale provençale : secret défense. Mais on imagine bien qu’il n’ira pas en Mer du Nord pour surveiller les ferries entre Calais et Douvres…
Après cette visite passionnante au milieu de soldats américains gentils comme tout mais impatients de descendre à terre pour visiter les Mac Donald de la région, je suis allé chercher mon fils à l’école. Il était tout heureux de sa journée car “on m’a confié deux secrets aujourd’hui ! Des secrets qu’il faut dire à PERSONNE !“ Je n’ai pas voulu chercher à en connaître la teneur mais la source et ma curiosité fut très rapidement comblée : Mathieu et Julien avaient confié à ma progéniture leur secret “qu’il ne fallait dire à PERSONNE !“
Mon fils avait l’air très fier d’avoir été désigné par ses deux copains pour partager un peu de leur vie intime. Ils ne le savent pas mais leur choix ne fut pas le plus judicieux qui soit puisque qu’à peine 30 secondes après qu’il m’ait donné leurs noms, je l’ai vu plonger ses beaux yeux bleus dans les miens pour me glisser, l’œil complice : “tu veux que je te le dise ?“ Et, sans avoir eu le temps de lui rétorquer que cela serait trahir l’amitié et la confiance de ses amis que de me répéter ce qu’ils lui avaient confessé, j’apprenais que “Mathieu est amoureux d’Ornella et Julien est amoureux de Camille“
N’est pas Jean Moulin qui veut…
Alors maintenant que vous êtes au courant, il faut me promettre que vous ne le répéterez à personne, ok ? Ce sera notre secret.

Céline Bouchard est encore une amie à moi et là, vous allez dire que cette émission frôle le copinage éhonté. Vous aurez raison mais je répondrai que :
premièrement : j’assume.
deuxièmement : je fais ce que je veux.
Honnêtement, vous ne trouvez pas que cette nana vaut le coup ? Elle est jolie, sympa et intelligente et je trouve qu’elle a toute sa place dans cette nouvelle émission qui parle des gens qui “font le Sud“. Son journal est une vraie réussite qui ne doit son succès qu’à sa ténacité et je suis très heureux qu’elle ait accepté mon invitation.

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Attention, vous allez lire un texte totalement subversif ! Avec des mots que l’on a pas le droit de dire ni d’écrire en ce moment à Marseille qui baigne dans un tel état d’euphorie que celui qui vient casser l’ambiance risque fort de finir au fond du Vieux Port avec des palmes en ciment. Mais tant pis, lorsque j’étais l’éphémère rédacteur en chef de News of Marseille, j’avais l’habitude de prendre des positions iconoclastes et “révolutionnaires“ par rapport au discours majoritaire et je m’apprête à renouer avec cette coutume.
Je vais vous entretenir de Marseille Capitale Européenne de la Culture… car je ne trouve nul part écho à mes inquiétudes et mes doutes. Les médias locaux (qui sont tous partenaires de la manifestation et qui se retrouvent, en quelque sorte, co-organisateurs) débordent d’articles et de reportages dithyrambiques quant à l’année culturelle qui s’annonce. Il faut “vendre“ absolument cette année et célébrer, avant même qu’elle n’ait commencé, son succès. On ne peut échouer ! Pensez donc, on a réalisé 600 millions d’euros d’investissement pour accueillir, espère-t-on, la planète entière. Ce chiffre considérable semble être un argument indiscutable (et indiscuté) pour expliquer qu’on va réussir (à attirer 30% de visiteurs en plus à Marseille en 2013).
Je souhaite de tout mon cœur le succès de cet événement mais j’ai de sérieux doutes quant à sa réussite. A un an des élections municipales, la belle unité affichée par tous les acteurs politiques et économiques de la région ne tardera à voler en éclats sous les impacts des tirs verbaux crachés par les kalachnikovs de la discorde qui transforment régulièrement notre ville en marécage où s’envasent tant de beaux projets.
Pourtant, je me suis rendu samedi dernier, en famille, le cœur léger, assister à la “Grande Clameur“ qui nous avait été vendue depuis des mois comme “le grand événement“, “le lancement interplanétaire“ de l’année culturelle à Marseille. Je m’étais échauffé les cordes vocales et je portais sur mes épaules mon fils qui possède le don de pouvoir couvrir de sa seule voix, un Rafale au décollage. J’étais prêt à tout faire sauter.
Il y avait un monde fou et nous attentions tous 18h55 pour pousser cette “grande clameur“ qui allait faire “trembler“ (disait la propagande) les murs de Marseille. Une sorte de 31 décembre bis quand votre bande de potes alcoolisés hurle le décompte des dernières secondes la séparant de la nouvelle année… Mais non. Point de décompte ici. Quelques personnes criaient à intervalle régulier, moi-même m’y essayais en compagnie de mes enfants mais la peur du ridicule m’envahissait alors qu’une question se faisait plus présente dans ma tête : “c’est quand qu’on doit crier ?“
Je m’attendais à trouver une scène avec un animateur chauffant la foule glacée par le vent d’hiver, des écrans géants affichant un décompte mais… non. Rien de tout cela. Un feu d’artifices démarra poussivement, accompagné d’un très joli ballet de jets d’eau colorés puis des jeux de lumières sur Notre Dame de la Garde et… c’était fini. 19h25, je regarde ma montre puis j’interroge du regard mes voisins, leur demandant en silence si c’est terminé ou pas. Oui, a priori, c’est fini. On passera 30 autres minutes à essayer de s’extirper de la foule compacte qui s’était massée pour l’occasion sur ce Vieux Port ré-aménagé.
Inimaginable de penser s’arrêter dîner dans un restaurant ou un troquet pour boire un godet : tous les restaurants étaient bondés. Ce n’était pas la Grande Clameur mais le Grand Banquet et pour un peu, je me demande si les organisateurs de ce gigantesque trompe l’œil n’étaient pas le syndicat des débits de boissons.
Alors on est rentrés à pieds sous l’œil bienveillant de la marrée chaussée qui ne fut jamais aussi présente que ce soir-là, pour le plus grand confort des marseillais, peu habitués à en observer autant d’un coup (sans radars ou alcootests à la main).
Pourquoi ne pas avoir organisé un grand concert avec des groupes marseillais qui auraient pu “mettre le feu“ au Vieux Port ? Pourquoi ne pas avoir scénarisé cette Grande Clameur qui était une bonne idée sur le papier ? 400 000 personnes dans les rues de Marseille pour ce lancement : il fallait en profiter pour les faire adhérer à ce “bidule“ (comme dirait De Gaulle), qu’est la capitale Européenne de la Culture et que beaucoup de marseillais ont encore beaucoup de mal à appréhender. Selon moi, ce premier rendez-vous fut manqué mais quand je lis la presse locale ou nationale, je m’aperçois que je suis le seul grincheux à penser ainsi… alors je vais refermer ma parenthèse (et ma gueule) et finir de me convaincre que je n’ai rien compris.
On ressortira en famille pour voir le pavillon M (quand il sera fini d’être construit) et le Mucem (quand il sera ouvert au public… en juin). En attendant, on ira… au cinéma ?

moto voleeAlors que je rentrais hier après-midi d’une longue (et fatigante) balade dans les Calanques balayées par un Mistral si fort que j’en ai chuté, j’ai constaté qu’une nouvelle fois mon scooter avait été dérobé.
Je n’ose plus compter le nombre de 2 roues que la cité phocéenne, capitale européenne de la culture (et du larcin), m’aura confisqué. Mon assureur, quant à lui, doit en avoir une idée assez précise mais moi, je préfère l’oublier.
A Marseille, il faut le savoir, nous n’avons pas que des meurtres, du trafic de drogue, des cambriolages et de l’incivilité en pagaille, nous sommes aussi la capitale européenne des vols de voitures et de motos.
Pourtant, après le dernier escamotage de ma superbe Honda CB1000R en 2011, j’avais décidé (en accord avec mon assureur, l’excellent Brice Carlac du cabinet Carlac Léoncel à Marseille) d’arrêter les frais. Je m’étais donc tourné, malgré moi, vers un scooter délabré afin de ne plus attirer les malandrins et autres flibustiers mécaniques. Adieu les centimètres cubes, la vitesse et la nervosité et bonjour le 2 roues pépère plafonnant à 90 km/h avec autant de reprise qu’un bus de la RTM.
Mais… même cela, Marseille ne vous le laisse pas. Direction donc, le commissariat de la Canebière où j’ai passé l’après midi avec mes enfants en attendant qu’un officier de police judiciaire veuille bien recevoir ma plainte. Pendant les 3 heures que j’ai passé dans ce hall frigorifié destiné à accueillir le public victime d’une ville qui n’en finit plus de s’enfoncer dans le malheur, j’ai vu défiler une partie de la misère humaine (l’autre partie ne se donnant même plus la peine de porter plainte) : femme battue, touristes asiatiques victimes de notre célèbre “vol à l’arraché à la marseillaise“, touristes américains dont les vitres de leur voiture de location ont été brisées afin de leur dérober tous leurs bagages (sur le parking de Notre Dame de la Garde, comme quoi les lieux saints ne sont pas à l’abri du Mal) et… 2 roumains venus demander à être interpelés ! “Pourquoi donc ?“ a demandé le planton placé à l’entrée pour faire patienter un public à bout de nerf. “Parce-que, on voudrait rentrer Roumanie et on voudrait les 300 € promis“. Le policier les a mis prestement dehors en vociférant quelques amabilités judiciaires dont je n’ai point saisi toute la sapience. Je me suis fais ensuite expliquer par l’officier qui tapait d’un doigt malhabile ma plainte, la raison de cette demande d’interpellation.
La démarche est très fréquente parait-il : le gouvernement français promettant aux roumains venus en France de les aider à regagner leur pays en échange d’un pécule de 3 000 € par tête, ceux-ci n’hésitent plus à faire du “tourisme“ dans notre beau pays. Ils viennent par cars entiers pour se faire ensuite expulser avec 3 000 € en poche. Puis, ils reviennent etc. Ils ont inventé un métier lucratif et très sympa : le touriste rémunéré.
J’en avais entendu parler mais j’en ai été le témoin estomaqué.
Voilà les dernières nouvelles du front de Marseille où nous tentons de survivre en attendant des jours meilleurs. Après avoir dépensé une petite fortune il y a 15 jours pour faire réparer mon deux roues, c’est un autre qui profitera de ma mécanique toute neuve.
Je suis de nouveau piéton et c’est rageant que tout cela m’arrive à 3 semaines de Noël mais que voulez-vous ? Il est écrit quelque part que je ne garderai pas un deux roues plus d’un an. J’en ai pris mon parti et dès demain, je vais m’enquérir d’un nouveau scooter, encore plus vilain, encore plus vétuste… en croisant les doigts que Marseille me le laisse au moins 1 an.

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