Category

Mes films préférés


Ce week-end, j’ai vécu ce que je rêvais de vivre lorsque je n’étais pas encore père et que je conservais sur moi mes enfants, bien à l’abri dans un caleçon fabriqué par ma mère dans de la toile cirée.
Lorsque la conception de mes enfants n’était encore qu’un vague projet, je me projetais souvent en imaginant les joies d’être père. Il me fallait me raccrocher à quelque chose car il convient de reconnaître que faire des enfants aujourd’hui est un acte complètement insensé si on regarde le journal de 20 heures ou que l’on ouvre les pages d’un grand quotidien.
Ainsi donc, pour calmer mes sourdes angoisses, je m’imaginais avec mes futurs enfants en train de leur apprendre à faire du vélo, tricher au Monopoly, voyager avec eux au travers des tas de paysages lointains et leur montrer des films de cinéma qui me touchent.
Samedi soir, nous formions tous les 3 une brochette compacte sur le canapé chocolat qui trône dans mon petit salon. Face à l’écran, nous regardions “Un Américain à Paris“ avec Gene Kelly et je dois dire que j’ai vécu un pur moment de félicité devant le talent éclatant du danseur américain. Ce bonheur était d’autant plus beau et puissant qu’il était partagé avec ma progéniture.
Regardez cette scène et expliquez-moi comment on peut rester insensible à la beauté de ces images ? C’est tellement joyeux, tellement gai que l’on en arrive à oublier tous ses tracas durant quelques minutes et qu’on se reprend à espérer. A regarder en boucles pour les gros dépressifs.


Un film d’Alain Gagnol avec Dominique Blanc, Bruno Salomone et Jean Benguigui.
S’il y a un film à voir avec ses enfants, c’est bien celui-là. Des dessins faits aux crayons de couleurs et non avec ordinateurs, une histoire qui n’est pas issue d’une armée de scénaristes hollywoodiens des studios Dreamworks ou Disney, des voix qui ne sont ni celles de Dubosc ou Kad Merad, et un film que l’on peut regarder sans avoir à supporter le poids inconfortable de lunettes en 3D. Une bouffée d’air frais à voir absolument avant que ce genre de films ne disparaisse complètement des écrans.


Film de Bertrand Tavernier sortie le 6 septembre 1989. Scénario : Bertrand Tavernier. Avec : Philippe Noiret, Sabine Azéma.
Cette scène vient clore ce très beau film qui se passe durant la Première Guerre Mondiale. C’est une lettre d’amour envoyée par Philippe Noiret à Sabine Azéma où il lui déclare sa flamme. Mon Dieu que c’est beau… C’est de la poésie catégorie “balèze“. Ça change de “je te kiffe grave, t’as pas un 06 ?“
Je vous laisse déguster ces belles paroles en espérant qu’elles vous transporteront comme elles m’ont transporté.


Film de Philippe Muyl sortie le 7 avril 1993. Scénario : Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. Avec : Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui, Zabou Breitman, Sam Karmann.
Que je suis content d’être retombé par hasard sur ce film que j’avais adoré à sa sortie. C’est avec ce long métrage que je suis entré dans l’univers de Bacri et Jaoui. Après il y a eu “Un Air de Famille“, “Le Goût des Autres“, autant de films que j’ai aimé. Bacri y est… Bacri et j’aime beaucoup le coup de téléphone à “l’Hôtel des Voyageurs“ où on le voit se dominer comme jamais. Très drôle.


Film de Claude Berri sortie le 25 août 1986. Scénario : Claude Berri d’après le roman de Marcel Pagnol. Avec : Yves Montand, Gérard Depardieu, Daniel Auteuil.
J’ai montré ce film dimanche dernier à mes enfants car je voulais les sensibiliser au problème de l’eau même s’ils sont déjà bien conscients du problème avec mes récits Africains et grâce à l’école qui leur apprend les rudiments de l’écologie. Ma fille a adoré l’histoire et elle a vite compris que le “Papet“ était cruel et avide alors qu’Ugolin était plus bête que méchant. Ils avaient du mal à admettre que les paysages qui s’étalaient sur l’écran LCD de mon salon présentaient Aubagne et sa région. Quand on voit ce que c’est devenu, on peut les comprendre ! J’ai tâché de leur faire comprendre qu’à cette époque, un champ, une terre avec une source valait bien un champ pétrolifère d’aujourd’hui. Un jour, malheureusement, l’eau re-deviendra précieuse et il était important qu’ils le comprennent.
J’adore cette scène où Depardieu, toujours immense, s’adresse à Dieu pour lui crier sa colère de n’avoir pas d’eau sur son champs. Magistral. J’ai hâte de leur montrer “Manon des Sources“.


Pour ceux qui ont aimé l’actrice ou qui l’auraient découverte dans l’extrait des “Misérables“ de Claude Lelouch (César du meilleur second rôle pour elle), voici “a tribute“ à l’actrice que j’ai trouvé sur internet. Elle était belle, non ? Ecoutez la dernière phrase qu’elle prononce. Dernière volonté d’une femme qui allait être internée quelques mois plus tard dans un établissement de soin de la maladie d’Alzheimer. Au crépuscule de sa vie, elle ne sait plus qui est Annie Girardot…
Merci à Chapeaupointu pour son aide précieuse sur cet article.


Film de Claude Lelouch sorti le 22 mars 1995. Scénario : Claude Lelouch. Avec : Jean-Paul Belmondo, Annie Girardot, Philippe Léotard, Michel Boujenah…
J’ai toujours aimé Claude Lelouch, je crois même vous avoir raconté ici même ma “rencontre“ avec le réalisateur (j’avais été minable et bégayant). Je suis un grand admirateur de celui que je ne suis pas loin de considérer comme le plus grand réalisateur français.
Dans cette scène (que j’ai juxtaposé car il y avait une autre scène qui venait s’intercaler entre les 2. J’espère que l’auteur ne m’en tiendra pas rigueur…), regardez le jeu des comédiens… Comme à son habitude, Claude Lelouch a laissé libre les acteurs en leur donnant juste une trame, une direction. Pas de texte ou si peu… Alors Annie Girardot parle avec son cœur, avec ses tripes. Elle ne “joue“ plus dans cette scène et Michel Boujenah semble bouleversé de voir la comédienne se livrer ainsi. Dans cette scène, elle passe d’ailleurs du vouvoiement au tutoiement, sans vraiment s’en rendre compte.
A un moment, un comédien (ou une comédienne ici), atteint le sommet de son art et c’est fantastique que d’y assister. Quand un acteur est dans l’exact vérité, c’est magnifique pour le spectateur et Claude Lelouch est très fort pour arriver à tirer la quintessence des acteurs qu’il dirige.
Annie Girardot, mariée à Philippe Léotard, n’est plus heureuse dans son couple. Ils cachent tous les 2 Michel Boujenah, un avocat juif qui fuit les nazis, dans la cave de leur ferme. Elle tombe amoureuse de lui et puis voilà… Place à l’émotion.

Film français de Gilles Lellouche et Tristan Aurouet sorti le 1er décembre 2004. Avec : Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Guillaume Gallienne et Zabou Breitman. Scénario : Alain Attal, Philippe Lefebvre, Tristant Aurouet et Gilles Lellouche.
Film de jobards comme je les aime ! Merci à Florent de m’avoir fait découvrir cette perle du cinéma français. Dans Narco, Guillaume Canet est narcoleptique (il s’endort à tout moment) ce qui nuit gravement à son entourage ainsi qu’à sa recherche d’emploi. Son meilleur ami est Benoît Poelvoorde, le plus grand karatéka du monde et fan inconditionnel de Jean-Claude Van Damme qui fait une apparition dans le film dans son propre rôle. A voir…

Film de Maurice Barthélémy sorti le 30 juin 2004. Scénario : Maurice Barthélémy. Avec : Maurice Barthélémy, Dieudonné, Isabelle Nanty, Alain Chabat, Sam Karmann…
Encore un ovni du grand écran que je vous propose de découvrir aujourd’hui. Maurice Barthélémy, le réalisateur et comédien de ce film, est un des membres des “Robins des Bois“. Je n’ai jamais été un fan de leur univers et de leur humour un peu particulier mais ce film est une réussite. Il raconte l’histoire du plus mauvais boxeur de tous les temps dans les années 60/70 aux USA. Le réalisateur a vraiment réussi l’exploit de retrouver le grain de la photo des films de cette époque ainsi qu’un gros travail sur le stylisme et les décors qui fleurent bon les seventies avec ces costumes tout droit sortis d’un film de la blaxploitation. L’idée du film lui est venue en voyant le documentaire “When we were kings“ sur Mohammed Ali. Dieudonné réussit une composition épatante en interprétant un faux “Don King“ et il prouve une fois de plus que si l’extrémisme a gagné un représentant, le cinéma a perdu un grand comédien.

Film de Olivier Van Hoofstadt sorti le 21 juin 2006. Scénario : Olivier Van Hoofstadt et Olivier Legrain. Avec : François Damiens, Florence Foresti, Jean-Luc Couchard…
Ce film est un ovni et je me demande encore comment j’ai pu passer à côté lors de sa sortie. Produit par Luc Besson qui, pour une fois, n’a pas produit un film où ça tire dans tous les sens et où les comédiens ne sont pas forcément recrutés pour leurs talents aux arts martiaux, “Dikkenek“ me rappelle “C’est arrivé près de chez vous“ ou “Les démons de Jésus“. J’aime ces films où les dialogues font mouche et où les comédiens semblent s’amuser à jouer. François Damien (le joueur de flipper) est un comédien que j’ai découvert à travers ses caméras cachés hilarantes. Trop connu en Belgique pour continuer à piéger ses contemporains, il a émigré en France pour les enregistrer et elles sont actuellement diffusées le samedi sur Canal +. Je l’avais également adoré dans “Cowboy“ avec Benoît Poelvoorde. Merci à Flo et Yannick pour m’avoir ouvert les yeux sur ce film que je n’avais pas vu passer mais c’est normal pour un Ovni, non ?

1 2 3 8

Archives

sit Lorem Praesent libero diam elit. ipsum

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer