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Qui a dit que le communisme était mort ? Si c’était le cas, Jean-Marc serait un ectoplasme, un fantôme revenu d’entre les morts du capitalisme pour hanter nos vies or, il n’en est rien.
Jean-Marc est au contraire bien vivant et il se bat pour continuer à faire adhérer un maximum d’électeurs à l’idéal communisme. Vice-Président du Conseil Régional et Conseiller Municipal de Marseille, je l’ai reçu sur mon plateau où il m’a expliqué que l’on peut être communiste ET rouler en BMW.

Karim Zéribi est le candidat EELV aux prochaines municipales et c’est un orateur né. Président de la RTM (l’équivalent marseillais de la RATP), conseiller municipal, il est également député européen.
Ancien footballeur professionnel, il a dû stopper sa carrière à cause d’un genou récalcitrant. Il officie chaque semaine dans les Grandes Gueules sur RMC comme chroniqueur et je me demande bien où il trouve toute cette énergie.
Parfois, mes invités sont si intéressants que je regrette de ne les avoir que 10′ sur mon plateau. C’était le cas avec Karim.

Lionel Lévy est un de nos plus fins cuisiniers. Créateur du célébrissime restaurant “Une Table au Sud“, il a été appelé par la direction du tout nouvel hôtel 5 étoiles de Marseille, l’Intercontinental, pour diriger la restauration de l’établissement dont un restaurant gastronomique, “l’Alcyone“ que je vous recommande.
Lionel n’est pas un chef imbu de sa personne comme beaucoup et il est resté simple et diablement sympathique. La preuve en images.

Jocelyn Meire est le directeur de la Cité des Métiers de Marseille, une cité un peu obscure dont je n’ai jamais très bien compris l’utilité… jusqu’à ce que Jocelyn m’explique très clairement le pourquoi du comment.
C’est à voir ici.

J’ai enregistré cette émission avant les 6 candidats socialistes qui ont été diffusés en priorité en raison de la primaire socialiste. Je ne recommencerai pas car l’actualité fait que j’aurais aimé poser à Stéphane d’autres questions et que 6 semaines pour une diffusion, c’est trop long.
Il y a des journalistes qui pensent qu’on n’interview pas une personnalité politique du Front National comme on interroge un autre candidat. Je n’ai jamais été d’accord avec cela et je crois que ceux qui pensent ainsi font monter le parti de Marine Le Pen en le victimisant. “Les médias sont contre nous“, “les journalistes sont tous des gauchistes qui trompent les français en étant partiaux“ etc. Vous l’avez entendu cette antienne frontiste, non ?
J’ai interrogé Stéphane Ravier comme j’ai interrogé Patrick Mennucci, Samia Ghali ou Christophe Masse : en essayant d’être le plus honnête et neutre possible. Le but de mon émission est de tenter de comprendre qui sont les hommes et les femmes derrière les politiques : à vous désormais de vous faire VOTRE opinion.

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Je m’en vais vous conter aujourd’hui une histoire drôle qui m’est arrivée dernièrement et qui révèle chez moi une certaine inclinaison pour le pathétique, un goût immodéré pour les petites lâchetés du quotidien, celle que d’ordinaire l’on tait mais que j’ai choisi de partager avec vous depuis maintenant 6 années.
Disposant dorénavant de tout l’éventail automobile que mes différents permis m’autorisent  à posséder, je gare en bas de mon immeuble un scooter ET une moto. Dans le cadre de l’arrivée prochaine du tramway dans ma rue, les services compétents ont décidé la réfection sur une vingtaine de mètres de la chaussée et des abords de toutes les rues perpendiculaires au futur tracé. Pour des raisons esthétiques à ce qu’il parait. Etrange conception de la beauté quand on refait seulement 20 mètres d’une rue, laissant en l’état le reste du macadam… Réjouissons-nous, je suis dans la bonne partie de la rue.
Dans le cadre de ces nouveaux aménagements, la mairie (ou le service de voirie d’une des nombreuses collectivités locales dont Marseille dépend) a installé des barrières métalliques délimitant l’emplacement des futurs containers à poubelle que nous allons bientôt recevoir. Les emplacements étant pour le moment vides de tout containers et étant habité, depuis ma plus tendre enfance, par une forme de naïveté touchante qui fait chavirer le cœur des femmes et agacent certains de mes contemporains, j’ai vu quant à moi, des emplacements pour 2 roues… “Chouette, la mairie a enfin prévu quelque chose pour les 2 roues !“ me suis-je écrié en découvrant un matin le dispositif décrit plus haut. J’y plaçais donc mon vieux scooter qui rentrait pile poile entre les poteaux métalliques. “La mairie a vraiment bien fait les choses !“ les félicitais-je intérieurement.
Je le laissai là plusieurs jours durant, préférant chevaucher ma grosse cylindrée que mon modeste destrier équivalant à 125 canassons au galop. Alors que je m’apprêtais un matin à enfourcher ma rutilante moto neuve, j’avisais 2 employés de la voirie en train de s’afférer (ce qui est presque aussi rare que de trouver Jean-Claude Gaudin dans une salle de sport) à la pose de potelets anti-parking. Je voulus leur demander si ma moto ne les gênait pas en me garant de la sorte et l’un des deux m’a alors répondu avec gentillesse : “non, non, c’est bon, ça nous dérange pas. C’est pas comme l’autre con qui s’est garé à l’emplacement des poubelles !“. Je regardais dans la direction que le doigt du manuel pointait : il parlait de mon scooter. Deux solutions s’offraient alors à moi : avouer en être le propriétaire ou bien nier. Je n’hésitais pas longtemps devant les options étalées au choix de ma conscience. “Ah bon ? C’est un truc pour les poubelles, ça ?“ interrogeai-je l’homme au gilet fluo d’une voix incrédule. “Ben ben sûr ! Ça se voit non ? Avec mes collègues, ça fait une semaine qu’on guette le mec qui s’est garé là parce que franchement, faut pas déconner ! C’est fou, non ? Faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour se garer là ! J’ai même fait des photos et j’les ai mis sur Facebook car on a jamais vu ça !“ me rétorqua l’homme au casque de chantier solidement vissé sur le crâne, un sourire jaune en coin étirant les traits de son visage, la bave fermentant à la commissure de ses lèvres.
Et c’est là que le stade de ma lâcheté a atteint son paroxysme. J’essayais timidement de défendre “le con“ en prétextant que peut-être, il avait cru que c’était un emplacement pour deux roues avant de céder totalement à ma couardise et de rire de bon cœur avec mon tourmenteur indélicat poussant même le vice jusqu’à enchérir sur ses récriminations : “oui, c’est vrai, qu’il faut vraiment être con !“ Je le saluai d’un clin d’œil complice qui unit d’ordinaire les combattants solidaires d’une même lutte et pris la fuite loin du danger qu’il représentait pour mon intégrité physique. Je n’étais pas fier de moi et je me maudissais d’avoir laissé mon ingénuité croire que la mairie pensait aux conducteurs de 2 roues.
A la nuit tombée, je suis redescendu de chez moi à pas feutré. Lorgnant à droite et à gauche si la voix était libre, j’ai traversé la rue à la vitesse d’un rat d’égout, me suis prestement installé sur la selle de mon scooter afin de le déplacer dans un endroit discret… Euripide disait que le vrai courage, c’est la prudence. Je suis entièrement d’accord avec lui !

Henri Jibrayel est l’avant dernier candidat aux primaires socialistes que je reçois dans mon émission. Je terminerai vendredi en beauté avec une ministre, Madame Arlette Carlotti.
Je ne connaissais pas du tout Henri Jibrayel mais j’ai découvert un homme qui s’est fait tout seul. Grutier à 16 ans, il a franchi patiemment tous les paliers de la politique et monté 4 à 4 l’échelle sociale pour finir député des Bouches-du-Rhône. Il n’a aucune chance d’être le candidat désigné du PS à Marseille puisqu’il est crédité de… 0 % d’intentions de vote dans les sondages. Pas une raison pour ne pas lui donner la parole, au contraire.

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Hier après-midi, alors que je sirotais un Coca Zéro tiède en cherchant au fond de ma boite crânienne une idée pour un film publicitaire que j’espère réaliser prochainement, mon portable fit raisonner une douce sonnerie électronique qui se perdit en réverbérations sous les poutres de mon bureau aménagé sous les toits. Je décrochais en psalmodiant mon fameux “allo“ soufflé d’une voix morne et terne, indiquant à mon interlocuteur qu’il ne faudra pas rester longtemps en ligne car je déteste l’usage du téléphone. C’était la secrétaire de madame la ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti. Je savais que je n’étais pas “comme tout le monde“ mais de là à attirer la bienveillance de la personne la plus gradée du ministère, j’étais flatté d’une telle reconnaissance et je me demandais quelles allaient être les mesures prises en ma faveur.
Je faisais fausse route : Marie-Arlette Carlotti avait vu mon émission diffusée chaque semaine sur LCM et elle demandait (légitimement) à y participer. J’appris ensuite par la chaîne que la candidate aux primaires socialistes n’avait pas apprécié que je ne l’aie pas invitée sur le plateau d’ “Ils Font le Sud“ à la différence de tous ses concurrents. Or, j’informais son assistante avoir essayé en vain de lui écrire au Conseil Général mais que mon invitation était restée sans réponse. J’avais donc imaginé que l’invitation ne lui était pas parvenue ou bien qu’elle dénigrait cette petite émission de 10′ qui a pour ambition de faire connaitre les hommes et les femmes derrière les candidats. Que nenni ! La ministre regarde ! D’ailleurs tous les politiques que je connais la regarde et m’en parle. C’est même un des plus gros succès de la chaîne et je n’en suis pas peu fier.
Bref, après une brève explication avec Corinne, son assistante, j’entends cette dernière à qui je posais mille questions sur sa patronne, me dire : “vous voulez que je vous la passe ? Elle est devant moi“. Et me voilà quelques secondes plus tard à donner du “bonjour Madame la Ministre“. L’échange dura un bon quart d’heure et celle que je trouvais, a priori, la moins “sexy“ des candidates s’est révélée une interlocutrice affable, accessible et diablement sympathique. Elle m’a confié sans ambages les défauts qui étaient les siens et m’a ouvert (un peu) le livre de sa vie afin de me permettre de réfléchir à des questions impertinentes.
Lorsque j’ai pris congé d’elle en remerciant, “Madame la Ministre d’avoir bien voulu prendre du temps pour échanger quelques mots avec moi au téléphone“, elle a éclaté de rire en me demandant d’arrêter avec “Madame la Ministre“. Chiche de la tutoyer en plateau ?

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Vous connaissez la dernière ? La police a décidé de ne pas me lâcher et de me suivre de près comme si j’étais le Ben Laden de l’asphalte, le Bachar El Assad de la route. On dirait que la corporation de ceux qui s’habillent en bleu marine, a décidé que Jeff Carias était dangereux et qu’il fallait le mettre hors d’état de nuire.
Lundi, contrôle d’identité devant la Préfecture de Police (on ne peut pas dire qu’ils prenaient des risques ! Bientôt, ils n’arrêteront plus que les personnes pénétrant dans un commissariat !) et jeudi, je me fis arrêter par 2 policiers Cours Estienne d’Orves (le quartier des avocats, à côté du Palais de Justice… là-encore, une belle preuve de leur détermination à coffrer les vrais criminels qui pullulent dans notre cité) qui ont entrepris de contrôler le niveau sonore de ma nouvelle moto BMW K1300R que me prête gracieusement Station 7. Oui, vous avez bien lu : Marseille capitale de la drogue, du travail clandestin, du caillassage de pompiers, du trafic d’armes de guerre, du braquage et de l’arrachage de collier (qui sera bientôt une option au baccalauréat) mais la police contrôle le niveau sonore des motards roulant en BMW… C’est un peu comme si durant la Seconde Guerre Mondiale, les alliés avaient débarqué en Normandie pour stopper le marché noir.
On se demande vraiment si ces forces de l’ordre n’auraient pas mieux à faire et s’il n’y aurait pas de missions plus urgentes à leur donner que de faire chier le monde. Bonne nouvelle, je m’en suis sorti sans garde à vue, ni perte de points et j’ai pu poursuivre mon chemin sans encombre jusque chez moi.
Cette fois, c’est sûr : les renforts policiers sont là. Pas au bon endroit mais ils sont là. Prochaine étape, leur acheter une carte de Marseille ou un GPS.

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