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(article rédigé en août 2016 pour le magazine ToutMa)
Si la voiture est un signe extérieur de réussite sociale alors Cyril Vrain, le patron des concessions BMW Station 7 et Mini Store Beach a bougrement bien réussi dans la vie.
En effet, il est passé de la Peugeot 104 rouge qu’il conduisait pour se rendre à Sup de Co Marseille en 1991 (devenue Kedge aujourd’hui) à la BMW Série 7, prix catalogue : 97 250 € sans les options. Et il est connu que chez BMW, seul le volant et les roues ne sont pas en option.
Il est difficile de rédiger un article sur un ami et c’est pourtant ce que Céline Bouchard, directrice de la publication du ToutMa, m’a demandé de faire pour mon premier portrait. Moi qui ai l’habitude de tremper ma plume dans le vitriol, je suis face à un cas de conscience journalistique. Mais je vais y aller. Même pas peur ! De plus, je voue une véritable et sincère admiration pour mon compagnon d’études.
Après avoir occupé différents postes au sein de BMW France, on propose à Cyril en 2010 de reprendre la concession Station 7 qui était à plat et dont le moteur toussait un peu. Cette glorieuse enseigne bien connue des marseillais depuis son ouverture en 1965, s’était endormie sur ses lauriers et elle attendait le baiser d’un prince charmant pour la sortir de sa torpeur. Cyril n’a pas vraiment le look du prince charmant (il tiendrait plutôt de Shrek) mais c’est pourtant lui qui va languer la belle et la parer de nouveaux atours.
Aujourd’hui Station 7, c’est 600 voitures neuves, 400 motos et 450 Mini vendues chaque année et entre 800 et 1000 véhicules d’occasion écoulés…
Il me confie ce que je sais déjà : sans son épouse Emmanuelle, il n’aurait pu relever le challenge et sauter les embuches qui se sont dressées devant lui au début de son aventure marseillaise. Ce passionné de ski tire de sa famille, de sa femme et de ses enfants, une force d’entreprendre incommensurable qui lui permet de slalomer avec grâce entre les piquets d’emmerdement. Rien ne semble pouvoir faire chuter le colossal blond à la barbichette grisonnante qui possède toujours un coup d’avance et réfléchit toujours à demain.
Il pourrait se reposer après les épreuves des débuts, lorsqu’il lui a fallu déménager en toute urgence de ses locaux situés à l’époque boulevard de Dunkerque. Mais non, Cyril ne s’arrête jamais et maintenant qu’il a réveillé sa belle, il a bien envie de la secouer un peu et l’emmener voir du pays. Alors, il crée Motostore Dock à la Joliette, la concession moto BMW. Puis c’est l’ouverture du Mini Store Beach aux Catalans et un bâtiment dédié aux véhicules d’occasion à l’Estaque.
Et demain ? La concession moto d’Aix-en-Provence est dans les tuyaux et ouvrira ses portes aux Milles en décembre de cette année. Et c’est tout ? Non ! Ce type ne s’arrête jamais, je vous dis ! À l’angle du boulevard de Paris où il est désormais installé, il va ouvrir une annexe du Mini Store Beach accolé au show room Station 7 (ouverture à l’automne 2016). Et enfin, pour faire face à la montée des volumes, il réfléchit à l’ouverture d’un centre logistique dans le 16e arrondissement…
Cyril croit beaucoup au potentiel de Marseille et son engagement historique auprès des nageurs du Cercle des Nageurs en est la preuve.
Cyril Vrain aime Marseille, il respire Marseille, vit Marseille et mange Marseille… d’ailleurs, Cyril, je ne peux terminer cet élogieux article sans t’envoyer un petit coup de griffe dans le gras du bide (j’ai une réputation à tenir)… Tu n’as connu qu’un véritable échec dans ta vie : ton régime. Quand est-ce que tu t’y remets ?

Cyril Vrain est le président de Station 7, concessionnaire BMW à Marseille et accessoirement, sponsor de mon émission. Je marchais donc sur des œufs en l’invitant mais je n’ai pas hésité à lui poser les questions que j’avais prévues et lui a joué le jeu sincèrement. Résultat : il était content et je peux donc continuer à rouler en BMW !

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Hier, jour de mon anniversaire (merci à tous ceux qui y ont pensé. Merde aux autres), je me suis rendu chez le concessionnaire BMW Motorrad Station 7 qui n’est autre que le beau Fabien Colaud, afin qu’il me prête une moto pour quelques jours pendant lesquels j’ai des déplacements à effectuer. Sympa de sa part, non ?
Et pour l’occasion, il ne m’a pas lâché une moto sans âme, le genre de 2 roues que les garages prêtent habituellement à leurs clients comme véhicule de courtoisie. Non, Fabien fut grand seigneur et quand il m’a demandé ce que je souhaitais prendre comme motocyclette, je n’ai pas hésité une seconde et j’ai répondu du tac-o-tac, la voix étranglée par l’émotion : la K1300R !
La BMW K1300R est le deuxième roadster le plus puissant de toute la production moto. Véritable monstre mécanique sur pneumatiques, j’avais énormément d’appréhension à son guidon au moment de quitter la concession BM sous le regard inquiet des mécanos de la marque allemande. J’étais assis sur 240 kilos de mécanique de précision d’une valeur de plus de 15 000 € et je n’en menais pas large… Et puis, les kilomètres défilant, je me suis fait de plus en plus à sa conduite aérienne et j’ai commencé à me détendre, retrouvant des sensations de motards confisquées depuis 2 ans par mon dernier voleur.
J’ai rapidement compris que je ne faisais qu’un avec la machine lorsque je me suis surpris à toiser les automobilistes, les motards et les piétons d’un air supérieur. Je leur lançais des regards qui semblaient signifier “et les gars ? Vous avez vu l’engin ? Hein ? Vous aimeriez bien pouvoir en avoir une comme ça, hein ? Je suis beau sur ma moto, non ? Ça vous fait même un peu chier que je sois aussi beau, HEIN !!!???“ Pire ! Je me suis trouvé au feu rouge à côté d’une personne qui conduisait le même vieux scooter que moi et alors là… Je ne sais pas ce qu’il m’a pris… Un psychologue expliquera peut-être que j’ai voulu nier la réalité, oublier d’où je venais et  refouler l’idée que le pur sang de métal et de feu sur lequel j’étais assis n’était en rien ma propriété mais je me suis mis à haïr ce “moi“ qui se trouvait sur la pétrolette jouxtant mon bijou technologique. Dès que le feu se para d’une belle couleur émeraude, je fis bondir mon bolide, riant sous mon casque en imaginant ce con juché sur son Piaggio pourri (le mien…) qui en était encore à s’extirper du point mort.
Depuis 24 heures, je cherche mille prétextes pour monter dessus. Cet après-midi je suis allé chez une couturière qui se trouve à 50 mètres de chez moi… mais j’ai fait un grand détour, moi qui d’ordinaire ne me gêne pas pour emprunter un sens interdit ou rouler sur les trottoirs. Je suis allé faire le plein à l’Estaque, rendu visite à des amis et me suis pointé dans une agence de pub avec qui j’avais un rendez-vous téléphonique sous le fallacieux prétexte que “c’est quand même mieux de se parler face à face, non ?“. Manque de pot, mon interlocuteur était à Paris… d’où le rendez-vous téléphonique d’ailleurs.
Pas grave, je suis parti en souriant, expliquant que ce n’était pas dramatique et que cela ne m’avait posé aucun problème de faire 30 bornes pour rien.
Il faut absolument que je la rende en parfait état si je veux pouvoir redemander à Fabien de m’en prêter une pour aller en Corse au mois d’Août avec mon fiston.
Cette expérience motorisée m’aura appris une chose : dorénavant, je sais à quoi penseront les motards qui se tiendront à côté de moi et de mon Piaggio aux feux rouges…

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