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scooter

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Si vous atterrissez pour la première fois sur ce blog (bienvenue !) vous ne trouverez sans doute pas le titre de cet article très séduisant et je ne sais même pas si vous serez allé jusqu’à lire la première ligne de ce texte qui porte pourtant en lui tous les ferments d’une petite révolution. Si vous êtes toujours là, je vous en remercie et je vous promets de délivrer votre curiosité dans quelques lignes car, oui, c’est un événement qui vient de m’arriver aujourd’hui : j’ai vendu un scooter. Il faut que vous sachiez que d’ordinaire, je ne vends pas mes scooters (ou mes motos) mais qu’on me les vole. Près de 15 en 20 ans alors vous imaginez l’ambiance à la maison ce soir : c’est jambon ET coquillettes arrosés de Coca Zéro !
Et oui, en matière de deux roues, je suis plus habitué aux commissariats de police qu’au boncoin.fr. Je connais toute la procédure par cœur, la déclaration aux assurances (j’ai longtemps eu mon portrait sous la mention “Wanted“ chez Aviva), les galères, l’attente, les déclarations de vol en 3 exemplaires etc. Il m’est donc étrange de m’être débarrassé VOLONTAIREMENT d’un scooter dont je n’avais plus l’utilité depuis ma séparation avec celle qui posait quotidiennement son céans dessus. Il était vieux, abîmé et pas très sexy (je parle du scooter) mais j’ai eu un pincement au cœur en le voyant s’éloigner avec, pour la première fois, mon consentement.
Mon acheteur est un retraité avec qui l’affaire s’est réglée en 5 mn. J’en étais presque déçu lorsqu’il m’a dit : “je vous le prends“ sans essayer d’en négocier le prix. Je n’avais même pas tenté de le maquiller pour le rendre présentable en le shampouinant et le débarrasser de sa fine pellicule de sable qu’une averse d’avril avait déposée. Je crois qu’au fond, je n’avais pas très envie de le vendre…
La police municipale me l’avait retrouvé au mois de novembre dernier, 2 ans après son vol et j’étais heureux de le voir vivre une seconde jeunesse aux bras de ma jolie fiancée. C’était un rescapé, un miraculé, un des rares scooters que la police arrive à retrouver et je me sens un peu coupable après un tel miracle, de l’avoir bradé pour récolter quelques centaines d’euros. C’est un peu comme si Jésus revenait parmi les hommes, qu’il multipliait à nouveau des pains et que moi, j’ouvrais une boulangerie. Ce serait petit, non ?
Dans tous les cas, cela fait bizarre d’encaisser un chèque en se disant qu’on a VENDU un scooter. Où sont les voleurs ?? Cela va également faire 1 an que je possède mon ordinateur Mac (on m’en a volé 2 l’an passé) et je me demande à quoi ou à qui je dois autant de bienveillance.
Pourvu que ça dure…

un commissariat de police
Il y a parfois des jours où on ferait mieux de rester confortablement blotti au fond de son lit. C’est ce que je me suis dit vendredi soir dernier en me couchant alors que je refaisais défiler dans ma tête les événements de la journée de dingue que je venais de vivre. Le réveil avait pourtant était délicieux après une soirée niçoise où j’ai fait tressaillir de rires les cadres de la Poste réunis en convention. J’aime ces “jours d’après“, ces journées qui succèdent à un gros événement pour lequel j’ai travaillé pendant des mois. Le sentiment du devoir accompli, du travail bien fait et les rires qui résonnent encore aux oreilles est pareil à de la confiture du lait sur une tartine de pain au levain de chez Poilâne.
Bref, je m’étirais de contentement dans mon lit king size lorsque j’entendis la délicate vibration de mon téléphone portable m’avertir qu’un importun m’envoyait un SMS. 8h15, cela ne pouvait être qu’une mauvaise nouvelle. Bingo. J’ai peu de chance au jeu mais pour ce qui concerne la Roue des Emmerdes, je tire à chaque fois le gros lot. “Le scooter n’est plus là“, c’est le message que ma dulcinée m’envoyait afin de m’avertir qu’elle et sa fille avaient du prendre le bus en raison du vol de notre scooter, un vieux scooter Honda affichant 27 000 km et que l’on m’avait déjà dérobé en 2011 ! Oui, vous avez bien lu, je suis le seul marseillais à qui on vole deux fois le même vieux scooter ! Ce vieux tas de tôles m’avait été confisqué par un mandrin en décembre 2011 et la police municipale venait de le retrouver, miraculeusement, au mois d’octobre dernier. C’est bien la première fois qu’ils retrouvent quelque chose.
Après avoir payé 250 € de frais de remorquage et de gardiennage ainsi que  550 € de frais de réparation, je venais enfin de le récupérer des mains d’Eric, le sympathique chef mécanicien de chez Honda. Nos retrouvailles auront duré une semaine puisqu’à peine 7 jours après, on me le dérobait à nouveau. Avouez que question malédiction, ça se pose là, non ? Je suis en droit de m’interroger sur un possible maraboutage ou un probable envoûtement de la part d’un ennemi secret, n’est-ce pas ? Ceux qui me lisent depuis 2007, savent que je suis au vol de 2 roues ce que Johnny est à l’industrie du disque. Je ne compte plus le nombre de motos et scooters que Marseille m’a dérobés et c’est la raison pour laquelle je m’étais tourné vers un vieux 2 roues décati, arrêtant de m’équiper en rutilantes motos dont je n’arrivais pas à profiter et dont les chapardages successifs ont provoqué la dépression de mon assureur, Brice Carlac. Peine perdu, tout se vole m’a confirmé le policier qui a pris ma déposition quelques minutes plus tard. Ce dernier me donna un drôle de conseil avant de m’évacuer de son bureau aux murs jaunis par le temps et dont l’atmosphère vicié refoulait une forte odeur de diaphorèse masculine : “faites un tour du quartier où on vous l’a dérobé afin de voir si votre scooter n’y serait pas“. En effet, selon l’homme de paix, les voleurs auraient pour habitude de déplacer de quelques rues l’objet de leur forfaiture avant de l’emmener pour de bon et le désosser à l’abri des regards indiscrets.
Je suivis les conseils de l’homme en uniforme (taché) et en rentrant du commissariat, j’effectuai, sans conviction aucune, une ronde que je pensais aussi inutile que dévoreuse en énergie fossile. Et bien, vous me croirez si vous voulez mais mon scooter était à 50 mètres de la maison, le coffre avant enfermant l’électronique, forcé. Mon voleur, ce salopard, était aussi doué que moi en mécanique et il n’avait pas réussi à le faire démarrer avec les fils comme on le voit faire au cinéma. Je suis donc retourné au commissariat pour faire une déclaration de “récupération de véhicule“. Deux heures de perdues et l’impression (détestable) que peut-être ce soir, demain ou dans une semaine, je me lèverai à nouveau pour découvrir que mon scooter n’est plus là.
Il parait que la sécurité s’améliore à Marseille. Il parait.

moto voleeAlors que je rentrais hier après-midi d’une longue (et fatigante) balade dans les Calanques balayées par un Mistral si fort que j’en ai chuté, j’ai constaté qu’une nouvelle fois mon scooter avait été dérobé.
Je n’ose plus compter le nombre de 2 roues que la cité phocéenne, capitale européenne de la culture (et du larcin), m’aura confisqué. Mon assureur, quant à lui, doit en avoir une idée assez précise mais moi, je préfère l’oublier.
A Marseille, il faut le savoir, nous n’avons pas que des meurtres, du trafic de drogue, des cambriolages et de l’incivilité en pagaille, nous sommes aussi la capitale européenne des vols de voitures et de motos.
Pourtant, après le dernier escamotage de ma superbe Honda CB1000R en 2011, j’avais décidé (en accord avec mon assureur, l’excellent Brice Carlac du cabinet Carlac Léoncel à Marseille) d’arrêter les frais. Je m’étais donc tourné, malgré moi, vers un scooter délabré afin de ne plus attirer les malandrins et autres flibustiers mécaniques. Adieu les centimètres cubes, la vitesse et la nervosité et bonjour le 2 roues pépère plafonnant à 90 km/h avec autant de reprise qu’un bus de la RTM.
Mais… même cela, Marseille ne vous le laisse pas. Direction donc, le commissariat de la Canebière où j’ai passé l’après midi avec mes enfants en attendant qu’un officier de police judiciaire veuille bien recevoir ma plainte. Pendant les 3 heures que j’ai passé dans ce hall frigorifié destiné à accueillir le public victime d’une ville qui n’en finit plus de s’enfoncer dans le malheur, j’ai vu défiler une partie de la misère humaine (l’autre partie ne se donnant même plus la peine de porter plainte) : femme battue, touristes asiatiques victimes de notre célèbre “vol à l’arraché à la marseillaise“, touristes américains dont les vitres de leur voiture de location ont été brisées afin de leur dérober tous leurs bagages (sur le parking de Notre Dame de la Garde, comme quoi les lieux saints ne sont pas à l’abri du Mal) et… 2 roumains venus demander à être interpelés ! “Pourquoi donc ?“ a demandé le planton placé à l’entrée pour faire patienter un public à bout de nerf. “Parce-que, on voudrait rentrer Roumanie et on voudrait les 300 € promis“. Le policier les a mis prestement dehors en vociférant quelques amabilités judiciaires dont je n’ai point saisi toute la sapience. Je me suis fais ensuite expliquer par l’officier qui tapait d’un doigt malhabile ma plainte, la raison de cette demande d’interpellation.
La démarche est très fréquente parait-il : le gouvernement français promettant aux roumains venus en France de les aider à regagner leur pays en échange d’un pécule de 3 000 € par tête, ceux-ci n’hésitent plus à faire du “tourisme“ dans notre beau pays. Ils viennent par cars entiers pour se faire ensuite expulser avec 3 000 € en poche. Puis, ils reviennent etc. Ils ont inventé un métier lucratif et très sympa : le touriste rémunéré.
J’en avais entendu parler mais j’en ai été le témoin estomaqué.
Voilà les dernières nouvelles du front de Marseille où nous tentons de survivre en attendant des jours meilleurs. Après avoir dépensé une petite fortune il y a 15 jours pour faire réparer mon deux roues, c’est un autre qui profitera de ma mécanique toute neuve.
Je suis de nouveau piéton et c’est rageant que tout cela m’arrive à 3 semaines de Noël mais que voulez-vous ? Il est écrit quelque part que je ne garderai pas un deux roues plus d’un an. J’en ai pris mon parti et dès demain, je vais m’enquérir d’un nouveau scooter, encore plus vilain, encore plus vétuste… en croisant les doigts que Marseille me le laisse au moins 1 an.

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