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2 roues

un commissariat de police
Il y a parfois des jours où on ferait mieux de rester confortablement blotti au fond de son lit. C’est ce que je me suis dit vendredi soir dernier en me couchant alors que je refaisais défiler dans ma tête les événements de la journée de dingue que je venais de vivre. Le réveil avait pourtant était délicieux après une soirée niçoise où j’ai fait tressaillir de rires les cadres de la Poste réunis en convention. J’aime ces “jours d’après“, ces journées qui succèdent à un gros événement pour lequel j’ai travaillé pendant des mois. Le sentiment du devoir accompli, du travail bien fait et les rires qui résonnent encore aux oreilles est pareil à de la confiture du lait sur une tartine de pain au levain de chez Poilâne.
Bref, je m’étirais de contentement dans mon lit king size lorsque j’entendis la délicate vibration de mon téléphone portable m’avertir qu’un importun m’envoyait un SMS. 8h15, cela ne pouvait être qu’une mauvaise nouvelle. Bingo. J’ai peu de chance au jeu mais pour ce qui concerne la Roue des Emmerdes, je tire à chaque fois le gros lot. “Le scooter n’est plus là“, c’est le message que ma dulcinée m’envoyait afin de m’avertir qu’elle et sa fille avaient du prendre le bus en raison du vol de notre scooter, un vieux scooter Honda affichant 27 000 km et que l’on m’avait déjà dérobé en 2011 ! Oui, vous avez bien lu, je suis le seul marseillais à qui on vole deux fois le même vieux scooter ! Ce vieux tas de tôles m’avait été confisqué par un mandrin en décembre 2011 et la police municipale venait de le retrouver, miraculeusement, au mois d’octobre dernier. C’est bien la première fois qu’ils retrouvent quelque chose.
Après avoir payé 250 € de frais de remorquage et de gardiennage ainsi que  550 € de frais de réparation, je venais enfin de le récupérer des mains d’Eric, le sympathique chef mécanicien de chez Honda. Nos retrouvailles auront duré une semaine puisqu’à peine 7 jours après, on me le dérobait à nouveau. Avouez que question malédiction, ça se pose là, non ? Je suis en droit de m’interroger sur un possible maraboutage ou un probable envoûtement de la part d’un ennemi secret, n’est-ce pas ? Ceux qui me lisent depuis 2007, savent que je suis au vol de 2 roues ce que Johnny est à l’industrie du disque. Je ne compte plus le nombre de motos et scooters que Marseille m’a dérobés et c’est la raison pour laquelle je m’étais tourné vers un vieux 2 roues décati, arrêtant de m’équiper en rutilantes motos dont je n’arrivais pas à profiter et dont les chapardages successifs ont provoqué la dépression de mon assureur, Brice Carlac. Peine perdu, tout se vole m’a confirmé le policier qui a pris ma déposition quelques minutes plus tard. Ce dernier me donna un drôle de conseil avant de m’évacuer de son bureau aux murs jaunis par le temps et dont l’atmosphère vicié refoulait une forte odeur de diaphorèse masculine : “faites un tour du quartier où on vous l’a dérobé afin de voir si votre scooter n’y serait pas“. En effet, selon l’homme de paix, les voleurs auraient pour habitude de déplacer de quelques rues l’objet de leur forfaiture avant de l’emmener pour de bon et le désosser à l’abri des regards indiscrets.
Je suivis les conseils de l’homme en uniforme (taché) et en rentrant du commissariat, j’effectuai, sans conviction aucune, une ronde que je pensais aussi inutile que dévoreuse en énergie fossile. Et bien, vous me croirez si vous voulez mais mon scooter était à 50 mètres de la maison, le coffre avant enfermant l’électronique, forcé. Mon voleur, ce salopard, était aussi doué que moi en mécanique et il n’avait pas réussi à le faire démarrer avec les fils comme on le voit faire au cinéma. Je suis donc retourné au commissariat pour faire une déclaration de “récupération de véhicule“. Deux heures de perdues et l’impression (détestable) que peut-être ce soir, demain ou dans une semaine, je me lèverai à nouveau pour découvrir que mon scooter n’est plus là.
Il parait que la sécurité s’améliore à Marseille. Il parait.

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