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(article rédigé en août 2016 pour le magazine ToutMa)
Si la voiture est un signe extérieur de réussite sociale alors Cyril Vrain, le patron des concessions BMW Station 7 et Mini Store Beach a bougrement bien réussi dans la vie.
En effet, il est passé de la Peugeot 104 rouge qu’il conduisait pour se rendre à Sup de Co Marseille en 1991 (devenue Kedge aujourd’hui) à la BMW Série 7, prix catalogue : 97 250 € sans les options. Et il est connu que chez BMW, seul le volant et les roues ne sont pas en option.
Il est difficile de rédiger un article sur un ami et c’est pourtant ce que Céline Bouchard, directrice de la publication du ToutMa, m’a demandé de faire pour mon premier portrait. Moi qui ai l’habitude de tremper ma plume dans le vitriol, je suis face à un cas de conscience journalistique. Mais je vais y aller. Même pas peur ! De plus, je voue une véritable et sincère admiration pour mon compagnon d’études.
Après avoir occupé différents postes au sein de BMW France, on propose à Cyril en 2010 de reprendre la concession Station 7 qui était à plat et dont le moteur toussait un peu. Cette glorieuse enseigne bien connue des marseillais depuis son ouverture en 1965, s’était endormie sur ses lauriers et elle attendait le baiser d’un prince charmant pour la sortir de sa torpeur. Cyril n’a pas vraiment le look du prince charmant (il tiendrait plutôt de Shrek) mais c’est pourtant lui qui va languer la belle et la parer de nouveaux atours.
Aujourd’hui Station 7, c’est 600 voitures neuves, 400 motos et 450 Mini vendues chaque année et entre 800 et 1000 véhicules d’occasion écoulés…
Il me confie ce que je sais déjà : sans son épouse Emmanuelle, il n’aurait pu relever le challenge et sauter les embuches qui se sont dressées devant lui au début de son aventure marseillaise. Ce passionné de ski tire de sa famille, de sa femme et de ses enfants, une force d’entreprendre incommensurable qui lui permet de slalomer avec grâce entre les piquets d’emmerdement. Rien ne semble pouvoir faire chuter le colossal blond à la barbichette grisonnante qui possède toujours un coup d’avance et réfléchit toujours à demain.
Il pourrait se reposer après les épreuves des débuts, lorsqu’il lui a fallu déménager en toute urgence de ses locaux situés à l’époque boulevard de Dunkerque. Mais non, Cyril ne s’arrête jamais et maintenant qu’il a réveillé sa belle, il a bien envie de la secouer un peu et l’emmener voir du pays. Alors, il crée Motostore Dock à la Joliette, la concession moto BMW. Puis c’est l’ouverture du Mini Store Beach aux Catalans et un bâtiment dédié aux véhicules d’occasion à l’Estaque.
Et demain ? La concession moto d’Aix-en-Provence est dans les tuyaux et ouvrira ses portes aux Milles en décembre de cette année. Et c’est tout ? Non ! Ce type ne s’arrête jamais, je vous dis ! À l’angle du boulevard de Paris où il est désormais installé, il va ouvrir une annexe du Mini Store Beach accolé au show room Station 7 (ouverture à l’automne 2016). Et enfin, pour faire face à la montée des volumes, il réfléchit à l’ouverture d’un centre logistique dans le 16e arrondissement…
Cyril croit beaucoup au potentiel de Marseille et son engagement historique auprès des nageurs du Cercle des Nageurs en est la preuve.
Cyril Vrain aime Marseille, il respire Marseille, vit Marseille et mange Marseille… d’ailleurs, Cyril, je ne peux terminer cet élogieux article sans t’envoyer un petit coup de griffe dans le gras du bide (j’ai une réputation à tenir)… Tu n’as connu qu’un véritable échec dans ta vie : ton régime. Quand est-ce que tu t’y remets ?

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Hier nous sommes partis à Togbota, à 2 heures et demi de “route“ de Cotonou, afin d’y distribuer les vêtements et jouets que mes amies Ségolène et Catherine m’avaient confiés. Idem pour la mère de mes enfants qui avaient vidé pour l’occasion ses armoires pour remplir nos valises.
Je pensais que, vu la quantité de bagages à emmener et le nombre de passagers que nous étions, nous prendrions un taxi brousse mais non… nous y sommes allés en moto. Et j’en ai conduit une ! Oui, je me suis laissé convaincre que je saurai conduire sur les pistes ocres africaines et j’ai donc accepté le challenge. Je ne sais pas combien de fois nous avons évité la mort ma fille et moi, juchés sur une moto de fabrication chinoise sans frein arrière et dont toutes les vitesses se passaient en poussant sur le sélecteur de vitesses (les motards comprendront que c’est l’inverse de toutes les motos circulant dans le monde). J’ai mis un peu de temps à comprendre pourquoi le moteur faisait tant de bruit quand je passais les vitesses alors que je rétrogradais…
Après avoir évité des piétons chargés de bois/fruits/piments, des porcs en liberté cherchant quelque nourriture à se glisser sous le groin, des chèvres traversant la piste devant vos roues, des enfants chantant sur le bord de la route en vous saluant joyeusement de la main, nous avons rejoint le village de Togbota. Il nous aura fallu deux (longues) heures de moto surchargées de bagages qui nous faisaient perdre l’équilibre à chaque coup de guidon destiné à éviter les obstacles sus-nommés mais nous sommes arrivés entiers.
Nous avons d’abord visité “ma“ ferme, entretenue par Léonel qui a récemment planté du riz. J’espère que cette nouvelle culture donnera de bonnes récoltes au mois de janvier prochain. Ensuite, nous avons traversé le fleuve Togbo pour nous rendre à l’école et y distribuer les fameux vêtements.
Il n’y en a pas eu assez. Il n’y en a JAMAIS assez et c’est assez désespérant de les voir rentrer un par un dans la case pour essayer qui une jupe, qui un tee-shirt, qui une paire de chaussures et ne pas voir la longue file d’attente diminuer alors que le tas de vêtements, lui, fond comme neige au Bénin.
Ma grande joie de père fut d’observer mes enfants très actifs durant cette distribution : ils avaient classé les vêtements par sexe : femmes, hommes et un tas pour les enfants. Ils en avaient fait un autre avec les quelques jouets et accessoires que nous avions amenés avec nous : boite à musique, balles, chouchou, bracelets de perles en plastique, poupée…
Ils tentaient d’endiguer tant bien que mal le flot des enfants, repérer au dehors ceux dont la taille serait susceptible de coïncider avec une petite jupe rose à poids ou un jean “Orchestra“. Je leur avais appris à regarder leurs pieds nus afin de jauger leur pointure et faire le lien avec les chaussures en stock. Petite anecdote truculente : un adolescent voulait absolument rentrer dans des chaussures de femme, ce qui nous a tous donné l’occasion de rire au milieu de notre étouffante braderie. Nous lui avons expliqué que c’était des chaussures de femmes et que ses grands pieds taille 43 ne rentreraient pas dans des sandales taille 38 mais il ne voulait rien entendre et tentait de nous prouver qu’il pouvait y arriver. La question du sexe auquel étaient destinées ces chaussures n’avaient aucune importance pour lui (et je crois qu’il avait raison).
J’ai aimé voir mes enfants tenter de satisfaire le plus grand nombre et je crois avoir décelé dans leur regard d’enfant et d’adolescente de la joie sincère ainsi qu’un brin de fierté. Ce n’est pas donné à tout le monde d’habiller une soixantaine d’enfants 🙂
Les chaussures que mon fils ne voulaient plus mettre (car la mode dans la cour de son école privée change aussi vite que les couleurs d’un caméléon posé sur du tissu écossais), faisait briller les yeux d’un petit garçon qui les serrait contre lui comme si c’était le plus précieux des présents. J’ai vu une petite fille à qui la mienne offrait une petite robe avec de la dentelle, exploser pudiquement de joie intérieure.
La distribution de 3 baguettes de pain que nous avions amenées pour déjeuner a dégénéré en pugilat et mon fils était effaré de voir autant de mains se dresser vers nous pour saisir un simple bout de pain que d’ordinaire nous jetons à la poubelle quand il reste sur la table.
Mes enfants auront peut-être compris certaines choses essentielles durant ce voyage. Cela ne les empêchera pas de me demander pour leur anniversaire un manteau Kooples ou Sandro, un iPhone ou un nouvel ordinateur (Apple, forcément) mais après tout, je ne leur demande pas de changer de goûts vestimentaires ou de se détourner d’objets technologiques qui emplissent notre quotidien. Je suis, moi parent, également responsable de cette orientation. J’espère juste qu’ils auront vu que nos déchets, nos rebuts sont des trésors pour d’autres que nous. Peut-être auront-ils mieux compris le sens du mot “générosité“ ?
Avant de partir, on m’a tendu une enveloppe libellée à mon nom approximatif : “Monsieur le Président Accarias“. L’écriture maladroite et hésitante donnait une indication quant à l’âge de son auteur. Les formules de politesse se superposaient les unes aux autres, me donnant du “Monsieur le Président“ à chaque ligne, du “soyez béni par Dieu“ pour marquer la fin d’un paragraphe etc. afin de me demander de financer ses frais de scolarité (25 € par an pour aller en classe de 4e). Il m’expliquait dans sa lettre que l’an dernier il n’avait pu aller à l’école à cause du manque d’argent. 25 €… Deux places de ciné en 3D avec les lunettes. Si quelqu’un veut aider Fataï (c’est son nom) à retourner à l’école au mois d’octobre, vous connaissez le tarif. Sinon, c’est moi qui le prendrai en charge. J’en aide déjà un depuis le CM1 : il vient d’obtenir le Bac et je vais lui financer ses études de médecine à la rentrée (c’est toujours bon d’avoir un médecin dans ses connaissances).
Voilà le bilan de ce petit voyage plus humain que réellement humanitaire. J’ai essayé d’inoculer quelque chose à mes enfants et maintenant, à eux d’incuber. Ils feront ce qu’ils veulent de toutes ces richesses aperçues durant 2 semaines.
Une amie répète souvent à sa fille quelque chose de très beau que j’ai glissé à mon tour dans l’oreille de mon fils alors que nous étions sur la pirogue qui nous éloignait de la berge où nous saluaient des dizaines d’enfants : remplis-toi les yeux et n’oublie jamais.

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Jeudi, je suis parti avec mes enfants, mon amie béninoise Catherine et mon nouvel ami/chauffeur/guide/responsable de l’association humanitaire Tata Somba, Jean-Rolland dans le nord du Bénin : 9 heures de route dans un Toyota Rav4 toutes options (mais plus aucune ne fonctionnait) sur des routes défoncées par la pluie et les camions ralliant le Burkina Fasso avec des remorques chargées à bloc de produits divers : céréales, manioc, maïs, ananas, riz, pétrole, hommes et femmes entassés comme du bétail…
Je n’ai pas compté le nombre de ces camions à l’état d’épaves en panne sur le bas côté ou carrément sur la chaussée dans l’attente d’une pièce mécanique, d’un pneu ou le plus souvent d’un miracle… J’en ai vu d’autres, moins chanceux, gisant dans le fossé ou bien encore sur la piste, le tracteur défoncé par un choc aussi destructeur que mortel car personne n’attache sa ceinture de sécurité ici (quand elles fonctionnent. On a ainsi effectué plus de 1000 kilomètres sans).
J’ai même vu aujourd’hui un bus dans un ravin et j’ai alors songé au destin de la centaine de passagers qui devaient y voyager bruyamment avant de plonger en criant dans le vide… puis le silence. Crevaison, problème mécanique, erreur humaine, obstacle ? On ne le saura jamais car il n’y aura certainement pas d’enquête. On préférera attribuer l’accident aux mauvais esprits. Il est plus facile de faire son deuil si on sait que le Malin était de la partie et que rien ne pouvait sauver les pauvres diables se rendant au marché de Natitingou pour vendre quelques bêtes ou bien rendre visite à leur famille. Il y a 5 ans, j’avais pris un de ces bus.
Nous étions tellement brinquebalés dans la Toyota qu’on se serait cru dans une Jeep lunaire en train de naviguer sur la Mère de la Tranquillité (la gravité en plus et c’est un détail qui compte). Nous sommes arrivés perclus de courbatures sur 3 roues (à cause d’un pneu “gâté“ comme ils disent) et l’embrayage en petite forme à tel point que l’on a été obligé de grimper une côte en marche arrière sous les regards curieux des piétons qui passaient par là, portant sur leurs crânes des plateaux chargés de linge ou de fruits.
J’ai découvert des choses que je n’avais jamais vues auparavant, rencontré des êtres humains d’une chaleur rare et assisté à des scènes surréalistes. Ainsi, au détour d’un virage, j’avise un groupe d’hommes courant sur la route. N’ayant pas aperçu beaucoup de joggeurs dans le pays, je m’étonnais auprès de notre chauffeur (Olivier, un guide épatant qui nous emmenait au parc de la Pandjari) de cette curieuse pratique sportive en plein pays de l’Acatora. Il m’expliqua alors que le groupe d’hommes étaient en train de porter un macabé au cimetière pour l’enterrer.
Effectivement, arrivé à leur hauteur, j’ai bien vu un “cercueil“ de fortune porté par une forêt de bras d’ébène. C’est ainsi que les enterrements se font au pays Somba : on porte en courant le corps du défunt jusqu’au cimetière où il sera vite mis en terre afin que l’âme ne tarde pas trop à monter au ciel et avant que le mauvais esprit (encore lui) ne s’empare du pauvre bougre. Les hommes se relaient ainsi sur des parcours pouvant atteindre jusqu’à 25 kilomètres…
Il arrive même que le mort leur adresse des signes durant son dernier voyage alors les semi-marathoniens rebroussent chemin et attendent que l’oracle (le Fâ) ait fini d’analyser et interpréter les signes envoyés par le défunt. En cas de crime, c’est le mort qui désigne lui même le coupable : si l’un des hommes portant le cercueil arrête de courir, il signe son arrêt de mort…
Vous voyez un peu le genre de trucs auquel j’assiste ? C’est proprement hallucinant et je ne vous parle pas des plats que l’on me propose de gouter : chien, varan, iguane etc. mais je m’en tiens à mon régime à base de Vache Qui Rit et de coquillettes. Et j’ai mille histoires comme celle-ci à raconter mais je ne vais pas vous emmerder avec ça : y’a les JO à la TV 🙂
En rentrant, je rêve d’aller manger chez Etienne une pizza à la mozzarella suivie d’un pavé de viande avec une bouteille de rosé fraîche… On apprend à faire des rêves accessibles au Bénin.

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Quand vous lirez ces lignes, je serai dans un avion de Royal Air Maroc à destination du Bénin, petit état de l’Afrique de l’Ouest. Un des 25 pays les plus pauvres au monde, c’est vous dire s’il y a du monde devant… Pas de richesse dans ses sous-sols, une agriculture embryonnaire, de la corruption à tous les étages de l’administration… et puis ma petite association humanitaire “Les Enfants de Togbota“ qui tente d’écoper l’eau qui rentre par tous les trous de la coque pour essayer de rester à flot.
7 ans que je me rends sur place pour m’occuper du petit village de Togbota et de ses 4000 âmes dont 3000 enfants. Pas toujours les mêmes malheureusement car il y a un gros turn over là-bas… Un peu comme chez France Telecom mais la différence est qu’eux ne choisissent pas de mettre fin à leur jour. La maladie, l’insalubrité, la pollution de l’eau se chargent d’éliminer les plus jeunes, les plus fragiles d’entre eux. Sélection naturelle comme on appelle ça dans les livres d’anthropologie.
Drôle de destination pour des vacances, n’est-ce pas ? J’aurais pu choisir le Club Med, un bel hôtel en Toscane, louer une maison avec des amis dans le Sud Ouest, partir visiter ma chère Asie mais non… J’ai décidé de retourner au Bénin mais cette fois-ci, j’emmène mes enfants avec moi pour qu’ils voient et comprennent ce que je mets en place là-bas avec l’aide de mon équipe locale : Eugène, Léonel, Constance, Rodrigue…
Au Bénin, ils vont comprendre ce que signifie ne rien posséder, de vivre sans wifi, avec un réseau téléphonique parcellaire, de ne rien pouvoir manger de frais, de ne pas avoir d’eau qui coule d’un robinet, d’être heureux de trouver de l’électricité et de partager ce qu’on a, tout ce qu’on a…
Quand j’ai fait ma valise, que je l’ai remplie d’affaires que Catherine et Paloma, une amie et sa fille m’ont confiées, j’ai réalisé que je n’avais plus de place pour les miennes. Alors j’ai glissé quelques caleçons et des tee-shirts dans la valise de mes enfants et j’emporte avec moi ma trousse de toilette qui n’aura jamais été aussi légère. Je piocherai dans les affaires que je convoie pour me vêtir et je les laisserai sur place à une population le plus souvent vêtue de haillon, habituée à marcher pieds nus pendant des heures sans se plaindre. Je sais qu’Isidore, un enfant que je parraine depuis 7 ans et qui vient d’obtenir son bac, viendra me voir. Comme à chaque fois, il lui en coutera 3 heures de marche pour passer une heure ou deux avec moi avant de repartir pour 3 heures sous la pluie (c’est la saison) et une chaude moiteur vers son école qu’il fréquente même l’été car il veut devenir médecin et s’en donne les moyens.
Voilà l’environnement qui sera le nôtre durant un peu moins de 15 jours. Je vais profiter de ce séjour pour également visiter ce pays que finalement je connais bien peu. Nous irons dans le nord et sa réserve animalière même si ce n’est pas recommandé par le gouvernement français. Mais je me sens plus en sécurité au Bénin qu’en France… Drôle d’époque.
Je vous raconterai si cela vous intéresse. J’ai hâte d’étudier les réactions de mes enfants face à ce choc des civilisations. Ils vont râler, ils vont avoir faim, ils vont se plaindre des moustiques, de la chaleur, de la pluie, de la boue qui colle aux pieds, des “bestioles“ sans noms qui grimpent, sautent, rampent, volent autour de vous mais j’espère qu’en revenant en Europe, ils comprendront la chance qu’ils ont de vivre dans le confort qui tapisse notre quotidien.

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J’ai pour habitude de vous confier les petits tourments qui agitent mon quotidien et je veux aujourd’hui vous conter la dernière expérience sensorielle que j’ai vécue il y a quelques jours dans le confinement d’un cabinet de soin esthétique de la rue du Docteur Escat à Marseille.
A l’adolescence, j’ai vu apparaitre en certains endroits de mon corps des touffes de poils aussi disgracieuses que touffues qui m’ont prématurément fait ressembler à Sean Connery, Demis Roussos ou Josiane Balasko lorsque j’enfile une tenue de bain. Si cela me confère un certain charme auprès de la gente féminine adepte des attributs de la virilité masculine, il m’arrive d’en effrayer d’autres ne supportant pas la présence de follicule pileux chez l’homme.
Ne cherchant pas à faire l’unanimité, j’ai néanmoins récemment décidé de prendre à bras le corps ce problème pilaire et de me faire épiler le dos afin de pouvoir porter un tee-shirt sans que l’on me jette des cailloux dans la rue sous le fallacieux prétexte que je pourrais mordre un enfant.
Cette séance d’épilation fut une expérience… unique et je souhaiterais, à travers ce billet, rendre hommage aux millions de femmes dans le monde (excepté l’Allemagne) qui subissent depuis des années les dictats de la mode en souffrant silencieusement dans leur chair.
C’est lorsque je fus allongé sur le ventre et que la délicieuse Priscilla m’étala de la cire chaude sur le dos, que je compris que je n’étais pas à Disneyland. J’essayai de faire bonne figure devant mon hôtesse en gardant pour moi les hurlements primaires que j’avais envie de libérer mais les raidissements de mon corps à chaque arrachage de plaque de poils trahissaient la douleur aiguë qui transperçait mon corps. La jolie blonde aux mains fines et fraîches me demanda : “tout va bien ?“ et c’est les larmes aux yeux que je soufflai d’une voix chevrotante un “oui“ peu démonstratif. Elle qui me connaissait sous des traits enjoués et facétieux, le bon mot toujours au coin des lèvres à la manière d’une cigarette incandescente, le sens de la réparti aussi tranchant qu’une lame Wilkinson, devait me trouver bien taiseux alors qu’elle continuait sans relâche d’une main sûre, son travail de défrichement tel l’agriculteur sarclant sa terre avant les semailles.
Je me maudissais d’avoir eu cette idée saugrenue. Mes ex ne s’étaient jamais plaintes de cet excès de sécrétion hormonale alors pourquoi m’infliger un tel supplice ? Certaines même aimaient à perdre leurs doigts délicats dans la forêt de poils couvrant mon torse, à la recherche de quelques trésors enfouis ou à la découverte d’espèces non répertoriées par la WWF.
Ayant eu un aperçu des tortures infligées par la CIA sur la base de Guantanamo, je fus soulagé d’entendre mon bourreau m’avertir que la séance était terminée et que je devais passer à la caisse m’acquitter du prix du désherbage.
C’est au moment de payer que j’appris que je devrai revenir chaque mois dans les geôles de la Gestapo si je voulais avoir le soyeux de la peau de Florent Manaudou.
Mesdames qui lisez ce billet, sachez que vous avez toute mon admiration et mon respect pour les efforts et les souffrances que vous endurez afin que nous profitions de vos corps glabres. Je ne vous regarderai plus jamais comme avant.

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J’ai retrouvé mon blog ! Après 1 mois d’abandon (malgré moi), je suis trop heureux de retrouver mon journal où je partage une intimité choisie avec vous, mes lecteurs.
Que vous raconter ? J’ai tellement de chose à dire ! Commencer peut-être par remercier Ludovic Pérez de Quai 13 qui a réussi à débloquer mon site alors que mon ami webmaster a disparu des écrans radars sans laisser d’adresse.
Je vais vous raconter dans les prochains jours mon trip germanique en moto (1000 km en 2 jours), ma séance d’épilation d’hier après-midi et vous raconter comment un moment romantique fut, jadis, gâché par un goujat.

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Hier soir, j’ai accepté l’invitation à dîner d’une jeune femme que je n’avais pas vu depuis fort longtemps. Je croyais la connaître et puis j’ai découvert une toute nouvelle personne qui m’a enchanté durant tout le temps qu’a duré notre dîner. Tellement enchanté que j’ai décidé de vous raconter son histoire peu commune. Elle inspirera peut-être quelques uns d’entre vous qui se retrouvent coincés dans leur vie, immobiles dans leurs sarcophages d’apathie.
L’histoire de Camille est une leçon d’audace et de courage pour nous tous. Agée de 32 ans, cette jolie brune est issue de la plus belle bourgeoisie marseillaise (comprenez : catéchisme, tailleur Chanel, foulard Hermès, chorale, Pèlerins Magazine, couverts en argent hérités de grand maman etc.), un rien coincée (comprenez : qui rougit quand on prononce le mot “couille“), qui a mené de hautes études destinées à l’amener tout droit dans le fauteuil de l’entreprise dirigée par papa… bref, vous voyez le tableau ? Un bon parti et une future mère de famille exemplaire.
Il y a deux années de cela, elle décide de tout lâcher après une déception amoureuse et part faire le tour du monde pour se ressourcer et sortir la tête de son quotidien morose. Une amie argentine l’invite à venir passer 3 mois dans son pays et Camille accepte aussitôt, excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent. Passeport, visa, billet d’avion, pesos en poche, elle embarque direction Buenos Aires !
A l’arrivée, son amie ne se trouve pas à l’aéroport pour venir l’accueillir et ne répond plus sur son portable. Elle a changé d’avis sans prévenir son “amie“ française qui se retrouve à 8000 km de chez elle dans un pays qu’elle ne connait pas et dont elle ne parle pas la langue. Tout le monde serait alors rentré en France par le premier vol mais pas Camille. “J’y suis, j’y reste“ semble être sa devise.
Elle trouve un petit hôtel puis décide, après avoir évacué le choc de l’abandon, de traverser l’Argentine seule en autocar. Au cour de son périple, elle connaitra un accident de la circulation qui l’enverra dans un hôpital de campagne. Là, un français travaillant pour l’agence de voyage qui lui a vendu son billet de transport va la prendre sous son aile et ira même jusqu’à l’héberger dans sa famille après sa sortie d’hôpital.
Une fois parfaitement rétablie, le bon samaritain lui propose de l’emmener visiter la ferme qu’il vient d’acheter pour faire de l’élevage bovin. Coup de foudre pour la ferme : Camille décide de se lancer à son tour dans l’élevage et elle s’associe avec son bienfaiteur.
Elle possède aujourd’hui 100 têtes de bétail et projette d’en avoir 300 d’ici 2 ans. Et elle ne fait pas d’élevage derrière son ordinateur, hein ! Non, non, Camille a créé sa marque, s’est immatriculée au registre du commerce local comme agricultrice, marque elle-même au fer rouge ses bêtes, a appris à monter à cheval pour visiter ses terres de 450 hectares perdues dans la pampa argentine, sait faire fuir les serpents… Elle surveille les cours de la viande pour vendre au meilleur prix, plante des hectares de maïs bio pour fonctionner à terme en totale autarcie… bref, elle apprivoise sa nouvelle vie avec talent et intelligence.
Seule femme à posséder du bétail dans la région où elle est installée, elle est également la seule française du coin et elle a hérité des gauchos qu’elle emploie le surnom “La Gringa“.
Son histoire m’a bercé alors que nous buvions un excellent vin rouge (français) et je me suis dit que ce petit bout de femme avait bien du cran de s’être ainsi lâchée pour tout recommencer ailleurs.
Elle m’a avoué avec peine que beaucoup de ses amis la prenaient pour une folle et ne comprenaient pas sa démarche. J’ai tenté de la rassurer en lui expliquant que ce n’’était que de la jalousie de la part de personnes qui n’ont tout simplement pas le courage d’oser en faire autant.
Je ne connais personne d’autre que Camille pour donner autant de sens à la phrase d’Alfred de Musset : “Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir ; oser, c’est avoir.“
Merci Camille de m’avoir rappelé que tout demeure possible dans ce monde pour celui qui ose.

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J’aime vous ouvrir de temps à autre mon album souvenirs, mon carnet secret où je couche mes expériences passées, mes anecdotes que j’essaye toujours de rédiger sous le trait de l’humour et du décalage. C’est ma façon à moi de prendre du recul par rapport aux événements joyeux ou tristes que je traverse, de me tenir à bonne distance du pathétique et me prémunir de trop grandes désillusions.
Il m’est revenu aujourd’hui une histoire qui m’est arrivée il y a quelques temps déjà. Je vais vous conter un épisode (véridique) de ma vie alors que je pensais avoir rencontré la pièce manquante au grand puzzle de ma vie.
Pour elle, je m’étais transformé en laquais, en tourtereau transi d’amour prêt à tous les sacrifices pour satisfaire le moindre de ses désirs et mieux encore : les anticiper. Mes amis ne me reconnaissaient pas et certains se moquaient de ce romantisme suranné dont je débordais. Bref, j’aimais comme jamais et je suivais l’ombre de sa main comme un toutou affectueux et obéissant. Attentions multiples et variées, il ne se passait pas un jour sans que mon imagination ne s’accorde au diapason de mon cœur pour trouver l’idée qui illuminerait son regard. Je n’ai, hélas, pas souvent trouvé de lueurs dans ses jolis yeux durant les quelques semaines qu’a duré notre relation mais je mettais ses silences sur le compte de la pudeur et cela ne m’empêchait nullement de continuer à lui faire la cour avec frénésie.
Pour elle, j’ai vidé son lave-vaisselle (je vous jure !), j’ai nettoyé ses plaques de cuisson encrassées (avec une éponge ! L’horreur pour moi qui suis épongiphobe), j’ai fait des courses dans des magasins un samedi après-midi, vidé ses poubelles et même fait du tri sélectif ! Et je ne vous parle pas des petits cadeaux destinés à transformer ses journées en Noël quotidien. Et le plus beau est que je faisais tout cela avec le sourire aux lèvres.
Un jour, je lui proposai de terminer les travaux qu’elle avait entamés dans ses WC deux mois auparavant sans jamais les terminer. Son entrée était embarrassée de pots de peinture et de bouteilles de White Spirit et je me suis dit que ce serait une belle preuve d’amour que de lui donner la main, moi le néophyte complet question bricolage, moi qui fais appel à une entreprise pour changer un interrupteur et qui n’ai pas tenu un pinceau depuis le cours préparatoire.
Je reçus l’autorisation de la Kommandatur (elle était très autoritaire) de passer une dernière couche d’enduit et donc, un matin, je revêtis ma tenue de combat (un simple caleçon) pour mener à bien cette tâche qui allait m’amener, espérais-je, à pénétrer durablement le Valhalla de ses sentiments. Je ne savais pas encore que ces travaux serviraient de sépulture à notre amour défunt.
J’étudiai avec attention la notice inscrite sur le pot d’enduit et me consacrai à ma mission avec la précision d’un Léonard de Vinci et le souci de bien faire d’un Maître Compagnon de France. Je passai 2 bonnes heures à enduire les murs de cette pâte collante en essayant de ne pas trop penser au travail urgent que je devais rendre le lendemain. Quand on aime, on ne compte pas.
Quand je quittai son appartement, j’avais le cœur gonflé d’orgueil et de fierté. J’avais réussi ! J’étais heureux de lui avoir fait ce cadeau, un peu à la manière d’un enfant fabriquant en cachette un collier de pâtes pour l’offrir à la Fête des Mères.
Je reçus un SMS quelques heures plus tard me remerciant pour mon labeur. J’étais heureux de l’imaginer ébaubie dans ses toilettes, se murmurant à elle-même : “quelle chance d’avoir trouvé un homme qui me gâte autant !“
“Mission accomplished !“, pensais-je, tel le George W. Bush du bâtiment ; mais le soir, quand je rentrai chez elle, l’ambiance fut tout autre. Je la savais capable de brusques changements d’humeur (bipolarité ?), mais je ne réussis jamais à m’y habituer.
Alors que je pensai être honoré tel un soldat rentrant du front, je me fis gronder comme un garnement à qui l’on jette à la gueule son collier de pâtes en vociférant : “c’est quoi cette merde ? Tu crois que je vais porter un truc pareil autour du cou ?“
Elle me convoqua rapidement dans ses toilettes, m’intima l’ordre de fermer la porte derrière nous et de l’écouter attentivement. Je n’eus d’autre choix que de m’exécuter sinon c’était la Cour Martiale et un transfert à Guantanamo où des militaires m’auraient appris à respirer sous l’eau dans une baignoire.
Nous voilà tous les deux enfermés dans un cabinet de toilettes n’excédant pas 1,5 m x par 1 m pour une réception de chantier où je ne fus pas à la fête… J’avais apparemment très mal travaillé et ce n’était pas “du tout comme cela qu’il fallait faire“. Ma compagne m’expliqua que mon initiative était une catastrophe pour elle et que loin de lui faire plaisir, lui procurait bien du soucis ainsi qu’un travail de ponçage conséquent et fastidieux à venir. Elle ajouta à ses griefs le fait que depuis que j’avais voulu dépanner son ordinateur, celui-ci marchait beaucoup moins bien, qu’elle recevait également de nombreux spams depuis que je lui adressais des mots d’amour par mail et que j’avais abimé la serrure de sa porte d’entrée depuis qu’elle m’avait confié un double de ses clefs. Bref, mon dossier s’épaississait dangereusement…
J’avais le sentiment de me trouver devant un professeur qui me rendait un zéro pointé en m’humiliant devant toute la classe. Pourtant… il me paraissait bien ces murs à moi… Surtout pour des WC… Mais elle m’expliqua avec dureté qu’elle était très exigeante et qu’elle ne donnait pas le même sens que moi au mot qualité.
Penaud, déconfit, je lui répondis en bredouillant des excuses, que dès le lendemain, je corrigerai ce travail de sagouin dont elle avait fini par me convaincre et que je poncerai ces murs pour les rendre aussi lisse qu’une peau de bébé. Elle m’avertit alors qu’elle ne tolérerait aucune poussière dans son appartement et qu’il fallait que je prenne toutes mes précautions afin d’éviter une plus grande catastrophe.
Autant vous dire que la pression sur mes épaules était grande quand, le matin suivant, je m’enfermai dans ses toilettes que j’avais calfeutrés afin qu’aucune poussière ne vagabonde. Cloitré dans les sanitaires, l’air fut rapidement irrespirable pour mes poumons et je pense qu’il doit encore s’y trouver des résidus d’enduit qui déclencheront sans doute un cancer prochain. Bref, après plus d’une heure passée à frotter vigoureusement les murs, je faisais glisser, satisfait, un doigt sur les parois immaculées afin d’en contrôler la douceur et la régularité.
Un manteau blanc de poussière m’habillait mais j’avais prévu un ensemble de papier journal disposé sur le sol afin de guider mes pas jusque dans la salle de bain sans risquer de tâcher le précieux carrelage de ma dulcinée. Une fois lavé, je décidai de passer l’aspirateur puis la serpillère afin de supprimer toute trace de mes efforts.
J’étais heureux et fier de mon œuvre, certain cette fois-ci que le dragon avec lequel je vivais à l’époque serait aux anges, reconnaissant et amoureux.
J’attendis toute la journée un SMS de gratification qui ne vint jamais. “Elle doit être trop bouleversée pour trouver des mots qui n’existent pas dans le dictionnaire ou bien elle n’est pas encore rentrée chez elle“, pensais-je naïvement. Je me suis imaginé cueillir les fleurs de la gloire le soir en rentrant à son domicile, tel Jules César après la conquête des Gaules. Mais non. Je fus accueilli d’un froid baiser rapidement donné. Tiens donc… Elle n’aurait donc pas fait pipi ? Aurait-elle oublié la mission que je m’étais assignée la veille ?
Au bout de 20 minutes d’ignorance et n’y tenant plus, je tentais une approche en douceur : “tu as… vu que j’avais poncé les WC ?“. Sa première réponse me laissa coi : “Ah non ! J’ai pas eu le temps !“ (son excuse préférée, celle derrière laquelle elle se réfugiait dès qu’elle se sentait coupable de quelque chose). Quelle force de la nature pensais-je intérieurement : grosse travailleuse, remarquable femme d’intérieure, elle n’avait même pas eu le temps de faire une courte halte dans les toilettes pour soulager sa vessie après une journée de travail chargée. Quelle abnégation ! Je l’admirais tellement que sa réponse ne m’offusqua pas. Quelques secondes plus tard, elle m’interrogea de loin : “ah… Tu n’as pas fait les murs ?“ “Si, si !“, lui rétorquai-je un brin choqué, ajoutant pour lui faire prendre conscience de la mesure de ma tâche que j’avais passé une heure et demie à tout poncer et nettoyer derrière moi.
Vous savez ce qu’elle m’a répondu ? “Ce n’est pas grave, je vais le refaire“. Je m’attendais à une médaille, une fanfare, un premier prix de quelque chose ou un simple merci mais je ne reçus que ces mots en guise d’anathème : “ce n’est pas grave, je vais le refaire“.
Cette histoire fut la goutte de peinture qui fit déborder le pot. Je n’obtins jamais d’excuses car, handicapée émotionnelle à la limite de l’autisme, elle ne réussit jamais à comprendre le mal qu’elle m’avait fait. D’une manière générale, elle ne comprenait jamais la peine qu’elle causait à son entourage, sa famille, son associée et le peu d’amis qu’elle comptait. Sûre d’elle et de son charme, persuadée d’être une femme aimable en tout point, elle ne se rendait pas compte qu’elle mettait tout en place pour qu’on ne l’aima plus, préférant trouver loin d’elle des explications à son long célibat et ses multiples échecs amoureux.
Je compris grâce à cet épisode que mes fleurs ne seraient jamais assez colorées, que les gâteaux que je lui ramenais seraient toujours trop secs, mes attentions inutiles et que je perdais un temps précieux à déverser mon amour dans un panier percé. On ne sauve pas les gens malgré eux, on ne peut pas non plus les aimer s’ils ne le désirent pas et je décidai donc de reprendre ma liberté pour aller enduire d’autres murs. J’étais certain que la prochaine fois, je récolterais l’étreinte que je pense mériter ; même si le travail est mal fait 🙂
Le jour même de cette prise de conscience, je me souviens avoir été interviewé par une journaliste qui me demanda quelle était la qualité que je préférais chez une femme. Je ne sais pas ce que j’aurais répondu d’ordinaire mais ce jour-là, après avoir été l’innocente victime de son égoïsme congénital, je répondis sans hésiter : la gentillesse.
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