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Mes films préférés

Film de Claude Berri sortie le 12 décembre 1990. Scénaristes : Claude Berri Arlette Langmann. Avec : Philippe Noiret, Jean-Pierre Marielle, Daniel Prévost, Gérard Depardieu, Michel Galabru.
Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas proposé un grand film du cinéma que j’admire. Aujourd’hui : “Uranus“, tiré d’un roman de Marcel Aymé, est un film qui se déroule au Printemps 1945 dans une petite ville de province après la Libération. Depardieu est éblouissant mais c’est une scène avec Michel Galabru que j’ai sélectionné. On a tendance parfois à ranger Galabru dans le tiroir des acteurs ringards mais c’est oublier qu’il a obtenu le César du Meilleur Acteur pour cet excellent film “Le Juge et l’Assassin“ et le Molière du meilleur comédien cette année pour “Les Chaussettes, opus 24“.
C’est un immense comédien et j’espère que cette scène bouleversante vous en convaincra.

J’ai hâte de voir ce film dont la bande annonce est un petit chef d’œuvre d’humour. Jean-Claude Van Damme y joue son propre rôle et c’est vraiment très drôle de le voir se moquer de son image, preuve qu’il n’est pas aussi con qu’on le pensait et qu’il est plutôt bon acteur. Sortie le 4 juin de cette année.

Film de Bertrand Blier sorti le 20 mars 1974. Scénario : Betrand Blier, Philippe Dumarçay. Avec : Miou-Miou, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu.
Génial, cru, brillant dans son interprétation, “Les Valseuses“ ont bien évidemment fait scandale à sa sortie en 1974, année d’élection de Valéry à la présidence. J’adore cette scène où on voit un Depardieu s’énerver et partir dans une envolée lyrique dont lui seul est capable. Même Dewaere semble impressionné par le jeu de son camarade. On regarde…

Film de Pierre Boutron sorti le 13 avril 1988. Scénario et dialogues : Pierre Boutron et Jean-Claude Grumberg. Avec : Wojciech Pszoniak, Michel Aumont, Thomas Langmann, Philippe Khorsand.
Je me suis toujours senti juif. Je ne sais pas d’où cela me vient mais l’Histoire de la Shoah a provoqué sans nul doute un véritable traumatisme chez moi. Je me souviens de “Nacht und Nebel“ d’Alain Resnais, visionné en classe d’Histoire et les images des camps qui ne m’ont jamais quitté depuis. 6 millions de morts… Passionné par l’Histoire contemporaine et en particulier cette période noire, j’appréhende toujours de lire un livre ou regarder un documentaire consacré à la solution finale. Ainsi, j’avais reçu comme cadeau de Noël il y a un an, un livre que je souhaitais lire ardemment : “Les Bienveillantes“ de Jonathan Littell (Goncourt 2006) racontant l’histoire d’un soldat SS employé à la solution finale. Je n’ai pas pu le finir tant il me donnait la nausée. Non pas que l’auteur soit sans talent, au contraire ; c’était tellement juste, tellement macabre et froid que chaque fois que je l’ouvrais, une angoisse m’étreignait.
J’ai trouvé très bien l’initiative de Nicolas Sarkozy de parrainer un des 11 000 enfants juifs tués pendant l’occupation allemande et je n’ai pas compris la levée de boucliers qui s’en est suivie. J’ai entendu des “il n’y a pas que les juifs qui ont souffert“ comme argument principal au fondement de ces critiques. Il n’y a pas que les juifs qui ont souffert ? Certes. C’est une évidence. Mais combien d’autres peuples ont péri sous la forme d’un meurtre de masse ? Gazés puis brûlés ? Quel autre peuple a donné 6 000 000 des siens ? Morts dans un système industrialisé, étudié par l’homme pour éradiquer un peuple entier de la surface du globe. Combien d’autres ?
Il est encore une chose que je n’ai jamais accepté, ce sont les insultes “SS“ ou “nazi“ par trop employées pour décrire un comportement extrémiste ou violent. Comparer les CRS à des SS ou des supporters, aussi violents et racistes soient-ils, à des nazis, est immorale en plus d’être injuste. Souvenons-nous un instant de ce qu’était un Nazi ou un SS et posons-nous la question de savoir si de tels monstres existent encore de nos jours avant de prononcer ces mots lourds de sens.
Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça. Ce blog n’est pas une tribune politique mais cela fait des années que j’ai envie de donner mon avis là-dessus. “Les Années Sandwiches“ est un film bouleversant qui me tire des larmes à chaque fois que je le regarde. Wojciech Pszoniak est brillant dans le rôle de ce père juif qui a perdu sa femme et ses enfants et qui va se ré-ouvrir à la vie quand un jeune juif qui a, lui aussi, tout perdu, débarque dans sa vie. Le jeune homme est interprété par Thomas Langmann, fils de Claude Berri et aujourd’hui producteur et réalisateur (il a signé la mise en scène du dernier Astérix, comme quoi, il ne fait pas que des chefs d’œuvre…). A noter enfin, le second rôle de Samy, interprêté par Philippe Khorsand, comédien que j’adore et qui est décédé il y a 2 semaines.

Film de Bernie Bonvoisin sorti le 8 janvier 1997. Scénario : Bernie Bonvoisin. Avec : Thierry Frémont, Patrick Bouchitey, Victor Lanoux, Nadia Farès.
Deuxième extrait de ce film que j’adore. Attention aux jeunes oreilles : il y a beaucoup de gros mots mais ils sont joliment sortis.

Film de Michael Cimino sorti le 7 mars 1979. Scénario : Louis Garfinkle, Quinn Redeker, Deric Washburne, Michael Cimino. Avec : Robert de Niro, Meryl Streep, Christopher Walken.
Waou… attention, film dur. Film pour les hommes. Je n’ai pas, volontairement, mis en ligne “la scène du film“, celle de la roulette russe car de jeunes et innocentes âmes viennent sur ce blog (que font les parents ?). A propos de cette scène, d’une rare violence, Robert De Niro recevra pour de vrai les coups portés par ses tortionnaires. Il sera frappé plusieurs fois au visage. L’acteur avouera que cette séquence a été l’une des plus difficiles à tourner de sa carrière. L’URSS, quatre pays d’Europe de l’Est et Cuba quittèrent le Festival de Berlin à la vision du film. Leurs représentants déclarèrent que “Voyage au bout de l’enfer“ insultait le peuple vietnamien.
Regardez la scène sélectionnée. Regardez le jeu de de Niro tout en sobriété, en retenu. L’affrontement verbal, nerveux, entre John Cazale et lui pour une bête histoire de chaussures prend des proportions dingues. Dernière chose : John Cazale (Stan) était marié à Meryl Streep et il est mort d’un cancer avant la sortie du film. Madame Streep avait accepté un second rôle pour rester proche de son mari qui se savait très malade.

Film de Charles Chaplin sortie en 1936. Scénario : Charles Chaplin. Avec : Charles Chaplin, Paulette Goddard.
Je suis heureux d’avoir montré ce film il y a 15 jours à mes enfants et de les avoir vu rire devant la télé, ce que ma compagne pensait impossible. Elle s’est même moquée de moi quand je les ai installé devant ce chef d’œuvre en leur expliquant le contexte dans lequel il a été tourné. Elle m’a lancé : “à l’époque de Shrek et de Nemo, tu crois que tu vas leurs faire aimer un film en noir et blanc, sans parole ?“ Et la magie opéra. J’avoue que cela m’a vraiment chauffé le cœur et que j’aurais été attristé si mes enfants avaient demandé à regarder autre chose. Je sais en écrivant ces lignes que des êtres malfaisants aux yeux bridés, responsables, pour la plupart, de la mangaïsation des esprits occidentaux, ne seront pas d’accord mais qu’ils aillent au Diable en pousse-pousse.
En 1931, Charles Chaplin est vivement préoccupé par les problèmes sociaux et économiques de son époque. En effet, la crise de 1929 aux Etats-Unis fait augmenter considérablement le nombre de chomeurs, et coincide avec le développement de la mécanisation industrielle. La même année, il déclare à un journaliste « Le chômage, voilà la question essentielle. Les machines devraient faire le bien de l’humanité, au lieu de lui apporter tragédie et chômage ».
Le personnage de « Charlot », qui avait apporté la gloire à Charles Chaplin, fait dans “Les Temps modernes“ sa dernière apparition. Bien que le cinéma parlant se soit imposé depuis presque dix ans au cinéma, “Les Temps modernes“ reste un film essentiellement muet. Charles Chaplin se décide cependant à écrire un scénario et à faire des essais de voix. Il se ravise, les essais n’étant pas concluants, et n’utilise que de la musique et des effets sonores.

Ce personnage existe, je l’ai rencontré… Et Azzo, qui enseigne le théâtre a dû en voir encore plus que moi !

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