Un après-midi avec Dark Vador

star wars darth vader 3
Hier après-midi, j’ai replongé quelques années en arrière. Etre père, ce n’est pas seulement avoir des responsabilités “écrasantes“ sur les épaules. Ce n’est pas uniquement “éduquer“ et “apprendre“ mais c’est aussi “partager“. C’est ce que j’ai fait ce dimanche après-midi avec mon petit garçon. Sa sœur étant partie en classe verte, je me suis retrouvé seul en tête à tête avec lui et nous avons regardé Star Wars pour la première fois ensemble. Cela faisait un moment qu’il me demandait de regarder ce film et je ne regrette pas de lui avoir donné satisfaction. C’était un très bon moment que de partager cette histoire que j’avais vu quand j’étais petit avec mon fils de 6 ans. Les émotions étaient intactes et nous avons vibré aux mêmes instants. Il me ressemble physiquement au même âge et j’avais l’impression d’avoir 6 ans sur ce canapé. C’est peut-être cela que d’être papa : reproduire, revivre des émotions à travers ses enfants ?
Il est fasciné par Dark Vador et il n’a pas arrêté de me poser des questions sur le scénario et c’est là que j’ai réalisé que je n’y avais jamais attaché beaucoup d’importance. Je me suis toujours arrêté à la qualité des effets spéciaux et j’aimais avant tout me laisser emporter par les superbes images de l’espace en m’imaginant à la place d’Obi Wan Kenobi ou de Luke Skywalker. Les questions (pertinentes) de mon fils m’ont forcé à m’intéresser au scénario afin de lui répondre autant que faire se peut : c’est quoi un Sith ? Est-ce que Obi Wan est né à Marseille ? Comment Dark Vador fait-il quand il veut aller aux toilettes ? J’ai réalisé en me plongeant dans l’histoire que je n’avais jamais rien compris : l’Empereur, la République, les clones, qui est gentil, qui est méchant, le comte Dooku, le Sénat, la ligue du Commerce, les séparatistes… Pfff… franchement, c’est pas évident, non ? C’est beaucoup plus compliqué que Barbapapa ! Quoique j’ai jamais compris pourquoi le doubleur faisait toutes les voix de la famille sans vraiment chercher à transformer la sienne mais je m’éloigne…
Le générique de fin défilait sur l’écran LCD de mon salon que je n’avais toujours pas répondu à la moitié des questions de mon fils. On s’est endormi tous les 2, happés par nos rêves respectifs. Je suis certain que les siens l’ont emmené du côté de la planète Nabu car à 18h00, c’est sa maman qui nous a réveillés en venant le chercher… Quand je lui ai dit au revoir, tout encore plongé dans le film, je l’ai regardé dans les yeux, l’air grave et je lui ai dit : “je suis ton père…“. Il m’a répondu : “ben oui, je sais !“ en haussant les épaules. Ptit con, va. Il a eu de la chance que je n’ai pas un sabre laser sur moi !

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